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Diaspofoot : Laureano Bissang Etame Mayer (Lauren)
Moi, le réfugié Le double champion d'Afrique nous révèle son enfance "agitée " l'exil forcée de ses parents et ses amours espagnols.
Le jour / Samedi 11 octobre
Sur ses origines équato-guinéennes
J'ai grandi en Espagne, à Séville j'y ai passé toute ma vie. Mes parents sont originaires de la Guinée Equatoriale, une ancienne colonie espagnole et pour des raisons politiques, ils ont du s'installer en Espagne. Je n'ai découvert l'Afrique que quand j'ai été convoqué avec les Lions Indomptables pour la Coupe du Monde de 1998 en France. Je suis cependant né au Cameroun, à Kribi, c'est juste à la frontière avec la Guinée équatoriale. Je suis né à Kribi et par la suite nous sommes partis en Espagne. J'ai de la famille à Kribi, au Gabon et au Nigéria. J'ai une grande famille. J'ai plus de 20 frères et sœurs (rires).
Sur le double exil de ses parents
Mon père était un politicien. Il fut ministre dans le gouvernement de Macias Nguema. Il y a eu ce coup d'Etat qui a porté Obiang Nguema au pouvoir. Ce dernier a voulu éliminer mon père et tous les autres collaborateurs de l'ancien président. Mon père fut emprisonné. La vie de mes parents était en danger. Ils ont du s 'enfuir, d'abord pour le Cameroun, et ensuite pour Espagne. C'est difficile de grandir en exil loin de ses racines. Mais pour mon cas, j'ai eu 2 pays d'adoption : le Cameroun ou je suis né et l'Espagne ou j'ai grandi. Par le passé, mon père avait étudié en Espagne où il a eu ses diplômes de droit. Je me considère donc comme un " refugié " du monde et je parle couramment l'Anglais et l'Espagnol. Je me débrouille en français, la langue que j'ai apprise grâce a mes coéquipiers de l'équipe nationale du Cameroun.
Sur son enfance
J'ai grandi à Séville en Espagne. J'ai donc hérité de la culture de ce pays. Tout petit, j'étais plutôt du genre turbulent, toujours dehors. J'étais un vrai casse-tête pour mes parents qui ne voyaient mon avenir qu'à travers l'école. Mon père qui était lui-même un éminent juriste souhaitait nous voir tous à l'Université. Moi j'avais d'autres plans : me faire de l'argent, m'acheter des fringues à moi, sortir avec des copains. Très tôt, dès l'âge de 8-9 ans, je jouais dans la rue avec mes amis. J'étais un peu dispersé entre l'école et le football. Mais déjà à cet âge, je rêvais de devenir footballeur professionnel.
Sur ses relations avec le Cameroun
J'ai de la famille à Kribi, mais je ne les vois pas beaucoup. Quand j'étais en regroupement avec les Lions au Cameroun, je m'ennuyais un peu, car je ne savais pas où aller. Je n'ai pas vraiment mes repères là-bas, je suis un peu perdu. Ici en Angleterre j'ai surtout des amis espagnols, mais je connais aussi quelques Camerounais, même si je ne vais pas trop dans les milieux camerounais. On m'a parlé d'un restaurant et d'une boîte de nuit camerounaise dans le nord de Londres, mais je n'ai pas encore eu le temps d'y aller. Je préfère des balades en famille avec mon épouse et ma fille. Nous allons souvent au cinéma et au théâtre.
Je reste très attaché au Cameroun. J'y vais prochainement parce que nous ouvrons une clinique à Bayangam. L'œuvre est d'une ONG dans laquelle je suis impliqué avec Patty Bule, une chanteuse nigériane. Nous ouvrons des cliniques dans des pays africains comme le Nigéria, le Ghana, et le Cameroun. Nous voulons offrir ces facilités à des populations rurales qui n'ont pas accès aux soins de santé. Je suis impliqué dans ce projet et j'espère me rendre au Cameroun très prochainement. Ses relations avec Thomas Nkono
Elles sont très bonnes. Nous nous parlons chaque semaine. J'ai de très bonnes relations avec sa famille et lui. Quand j'ai été opéré l'année dernière, il était à Barcelone avec moi. J'étais avec sa famille, ses 3 enfants. Il n'y a aucun problème.
Sur l'Amour de sa vie
Je suis marié à une espagnole et nous sommes ensemble depuis 16 ans. J'aime bien les Africaines mais je suis déjà pris, j'ai une petite fille de 3ans et demi. Ma famille est tout pour moi. Si vous êtes un être humain avec une vie stable la famille c'est la chose la plus importante.
Hiondi Nkam IV, à Portsmouth
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wèè,wèè, comme on dit chez nous.Je viens d'apprendre ce que je ne connaissais pas sur Etame.Je suis tres content.Je ne peux que le feliciter de son comportement simpliste.Que Dieu le benisse ainsi que sa famille.Bon vent a tout . Etamayer!!