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Actualité

Universités d'Etat : Le Synes lève le mot d’ordre

Après la grève diversement observée la semaine dernière, le syndicat appelle les enseignants à reprendre les cours.

Quotidien mutations / Lundi 17 novembre

Les cours devront reprendre normalement ce lundi 17 novembre 2008 dans les différentes universités d'Etat ayant été touchées par le mot d'ordre de grève lancé le 3 novembre dernier par le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes). Une grève qui a paralysé toute la semaine dernière, du moins partiellement, certains campus à l'instar de Yaoundé I, Douala et Dschang comme nous avons pu le vérifier sur le terrain. Après de multiples perturbations dans les salles et les amphithéâtres dues à l'absence des enseignants, qui avaient décidé de se conformer aux prescriptions du Synes. Son Bureau exécutif national (Ben) a donc invité "les enseignants à reprendre leurs enseignements dès lundi le 17 novembre 2008".

Une décision prise samedi dernier, 15 novembre suite à la réunion extraordinaire visant à "arrêter la stratégie à mettre en oeuvre pour la suite du mouvement de revendications". D'après le secrétaire général du Synes, Innocent Futcha, cette levée vise à "donner à la très haute hiérarchie le temps d'étudier en toute sérénité les propositions enfin soumises à son appréciation et d'annoncer à toute la communauté universitaire dans l'expectative, sa décision par décret".

Pression

Cependant, on est amené à se poser des questions sur l'intérêt de cette grève surtout que, lors de la réunion de concertation le 5 novembre dernier avec le ministre de l'Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo avait clairement indiqué que les revendications du Synes relatives à l'amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants avaient été "transmises à la haute et à la très haute hiérarchie".

"Nous ne sommes pas allés en grève pour que les dossiers soient portés à l'attention de la très haute hiérarchie. Nous sommes allés en grève pour que les phases II et III soient mises en œuvre. Il fallait bien faire comprendre à la hiérarchie que nous étions mécontents et que le fait que le dossier ait été transmis à la présidence de la République uniquement à ce moment-là [lors de la réunion du 5 novembre dernier] était déjà inadmissible.

Compte tenu du fait qu'il s'agissait des instructions données depuis plus d'un an. En outre, le fait que nous ayons constaté à cette réunion que le budget 2009 n'aurait pas pris en compte ces revendications était un motif supplémentaire pour aller en grève", se défend Innocent Futcha. A en croire le Sg du Synes, cette grève était donc un moyen de pression sur les autorités publiques en vue d'accélérer le processus. Au Synes, on se félicite que les enseignants aient "répondu massivement" à l'appel. Pourtant, le campus de Soa semblait ne pas être concerné par cette "solidarité". Même s'il admet volontiers que le "mouvement n'a pas autant été suivi à Yaoundé II comme ailleurs pour de nombreuses raisons", Innocent Futcha affirme "qu'aucune université n'est restée indifférente au mot de grève". En attendant le mois de février prochain, une date que s'est fixée le Synes pour "évaluer le chemin parcouru et révéler à tous la conduite à tenir", les enseignants ayant rejoint le rang des protestataires devraient renouer avec les cours aujourd'hui.

Patricia Ngo Ngouem

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