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Actualité

Kyé-Ossi : Les bonnes affaires de la prostitution

Cette ville frontalière attire les péripatéticiennes venues de divers coins du Cameroun.

Le jour / vendredi 28 novembre

Un groupuscule de personnes agglutinées autour d'une vendeuse de beignets. Des étrangers pour la plupart, des clandestins africains refoulés des pays voisins. Provisoirement refugiés dans cette ville frontalière, ils espèrent reprendre bientôt le chemin de l'aventure.

Non loin de là, une dizaine de débits de boisson, musique à fond, animent le coin, côtoyant allègrement salons de coiffure, vidéos clubs et salles de jeux. Plus loin, des groupes de demoiselles, occupées à des tresses ou à des causeries. Ce mercredi 05 novembre 2008, la vie paraît presque normale au "couloir de la mort ".

19h00, place à un autre décor. Sonorisation tous azimuts dans les débits de boisson et surtout, apparition massive des belles de nuit. Elles proviennent de toutes les régions du pays, et semblent, au vu de leur nombre et de leur assiduité, trouver leur compte ici. "2000 Fcfa pour la passe, au moins 10.000 Fcfa la nuitée entière", révèle Cédric Angounou, un habitué des lieux. Les filles sont d'ailleurs inflexibles sur les tarifs. Pierre Mendomo, un voyageur s'en est bien rendu compte, lui qui, ne disposant que de 1500 Fcfa, a pendant son séjour dans la cité, sollicité les services des filles de joie. Le visiteur au portefeuille bien fourni par contre, aura l'embarras du choix. "pourparlers autour d'une bière, de préférence accompagnée d'un rôti de viande ou d'un poisson braisé", pour plus de galanterie, indique Cédric, et la fille vous reçoit dans une chambre d'auberge qu'elle loue non loin du secteur. Avec beaucoup de grâce, vous pouvez revenir de là sans ennui. "Il est également fréquent que les clients se fassent plumer, agresser et assassiner dans un coin sombre du couloir", regrette Jules Djoko, promoteur d'un établissement hôtelier de la ville. Le conseil des autorités de la place aux touristes est donc clair : "ne pas s'aventurer dans le secteur à des heures tardives". Le mois d'octobre dernier, un client assassinait une belle de nuit dans une chambre non loin du couloir, alors qu'elle lui revendiquait la paye après l'acte sexuel. L'affaire fit grand bruit dans la région, mais pas assez pour décourager de nouveaux usagers qui chaque soir, deviennent de plus en plus nombreux à visiter le couloir de la mort.

Jérôme ESSIAM

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Réaction de Mola
Le 2008-12-03 15:32:54

Cameroun mon tres chere et beau pays ou va ton avec autant de depravations de moeurs a tout les coups! ! ! ! ! !




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