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ActualitéLa chronique de Pem : Après le G 20Vous vous rappelez encore, quand nous étions aux derniers jours du mois d'octobre. Un tapage médiatique retentissant s'est mis à annoncer au monde entier la tenue, dans les faubourgs de Washington, d'un sommet international particulièrement important. Le jour / vendredi 28 novembre L'ordre du jour n'en était pas détaillé. Mais, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute que les participants à ce sommet des pays développés et des pays dits émergents allaient, pour l'essentiel, se pencher au chevet d'un monde très mal en point, dont une crise financière planétaire continuait de serrer impitoyablement la gorge. adées. Hélas !... Compte tenu de la situation délicate qui prévalait et face aux mesures inopérantes que les Etats prenaient dans une fébrilité indescriptible, les concepteurs de ce G 20 se sont crus, à un moment, investis d'une secrète mission de salut public ; cette mission devait les conduire, entre autres, à faire des propositions les plus audacieuses, y compris celles qui préconisaient la remise à plat des Accords financiers internationaux de Bretton Woods. Le fin mot de l'affaire visait, en fait, à détrôner le dollar, en lui contestant son rôle de devise- étalon qu'il jouait dans la finance internationale depuis 1944. L'artisan principal de ce G 20 était, incontestablement, M. Sarkozy. Sans doute, avec l'éventualité de l'évincement du dollar,le président français- en temps président en exercice de l' de l'Union Européenne- voyait-il déjà dans ce sommet une opportunité inespérée, pour la vieille Europe de reprendre à l'Amérique quelques-uns des monopoles qu'elle avait arrachés, grâce à ses victoires remportées, lors de la dernière guerre mondiale. Mais, depuis que ce fameux G 20 s'est achevé, ni le président Sarkozy, le maître d'œuvre, ni quelque autre participant, personne ne s'est, jusqu'ici, montré particulièrement bavard, pour vanter les conclusions déterminantes qu'on y a pu tirer. Le dollar, auquel on impute, à tort ou à raison, la principale cause de tous les désordres financiers actuels, n'a pas été remplacé, comme on le suggérait à peine à voix basse. Le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale sont restés intacts dans leurs privilèges de toujours et continueront, sans aucun doute, de dicter et d'imposer leurs quatre volontés à tous ceux pourront avoir besoin d'eux. Bref !rien n'a pratiquement changé depuis que ce fameux G 20 s'est réuni. Un grand coup d'épée dans l'eau, en quelque sorte. Bien que l'Afrique entière ne fût pas invitée à ce " sommet pour rien "- le fait que l'Afrique du Sud y a été prise en otage ne trompe personne - les Etats africains, ni développés, ni émergents, auraient aimé qu'on parlât beaucoup d'eux. On aurait pu, entre autres, évoquer la situation délabrée de leurs économies que les puissants bailleurs de fonds ont embastillées dans des systèmes douteux- ajustements structurels, privatisations tous azimuts, compressions anarchiques de personnels- qui n'ont apporté aucun effet bénéfique notoire. Par rapport à ce que font, aujourd'hui, la plupart des pays du Nord, pour combattre la crise économique, le G 20 aurait dû plaider pour la recapitalisation de toutes ces entreprises africaines qu'on avait, sous prétexte de privation, proprement br
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