Le duel du jour :Les Chipolopolos attendent les Lions de pied ferme
La rencontre est déterminante pour l’avenir des rois de la forêt dans la compétition.
Le Messager/ Vendredi 25 Jan
Rigobert Song Bahanag et ses coéquipiers sont dos au mur. Ça passe ou ça casse. L’obstacle n’est pas facile à franchir. Les Chipolopolos se présenteront demain samedi avec un avantage psychologique au Baba Yara Stadium. Grâce à leur victoire sur les Eperviers du désert soudanais lors de la première journée du groupe C. Rencontrés hier, jeudi, dans leur base du Golden Tulip de Kumasi, l’hôtel où ils ont établi leur Qg, Patrick Phiri et ses poulains affichent une sérénité, somme toute compréhensible. Néanmoins dans leur attitude, point de triomphalisme. Seulement une froide détermination. Très décontractés, ils refusent de se prendre la tête. “ Nous avons réalisé une bonne entame. Mais la suite sera plus difficile et nous en sommes conscients ”, résume, prudent, Patrick Phiri, l’entraîneur zambien.
Katongo, le meneur de jeu zambien explique la prudence du staff technique. “ Resté sur une défaite, le Cameroun aura une grosse envie de refaire son retard. Le match sera donc ouvert. Nous devons absolument éviter les certitudes ”, lâche-t-il. Après l’euphorie de la victoire de mardi dernier, le groupe fait montre d’une étonnante lucidité. Leur objectif sportif est clair. Tout faire pour arracher au moins le nul face aux Lions Indomptables avant de rencontrer les Pharaons dans le cadre du dernier match de poule. Le groupe ne manque pas d’arguments.
Pression Même s’ils n’ont pas Samuel Eto’o Fils, l’effectif de Phiri comble cette carence par un collectif impressionnant. Avec un jeu direct et dépouillé de toute fantaisie complété par la vivacité de ses joueurs, la Zambie peut mettre à mal la sélection camerounaise. Notamment cette défense qui a péché par un attentisme coupable lors du match contre l’Egypte. Dos au mur, les Lions peuvent-ils réaliser le sursaut que l’on attend d’eux ? Les nouvelles en provenance de la tanière le laissent croire. Dans le staff technique, on jure avoir tiré toutes les leçons de l’échec du premier match. D’abord, vexés, les Chipolopolos semblent enfin accepter le statut de outsider que les chroniqueurs leur ont collé avant le début de la compétition… La pression est du côté camerounais. Les Zambiens le savent. Il appartiendra au Cameroun de faire le jeu. Il n’y aura plus de place aux hésitations sur le choix des meilleurs hommes pour tenir ce challenge. “ Rien n’est perdu, à condition qu’on aligne les bons joueurs d’entrée ”, précise Albert Roger Milla. Faute d’avoir l’avis des joueurs, interdits de parole par Otto Pfister, on devrait se contenter de ce vœu en espérant qu’il ne sera pas pieu.
Frédéric BOUNGOU Envoyé spécial au Ghana
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