Côte d’Ivoire : Les prières jubilatoires de Boubacar Barry

Comment les commentaires partisans de Basile Boli semblaient faire pleurer Pascal Feindouno.
Quotidien Mutations / Jeudi 07 Fev
Le quart de finale qui a opposé, dimanche dernier à Sekondi au Ghana, la Côte d’Ivoire à la Guinée, s’est achevé sur un score fleuve de cinq buts à zéro. Dans un match plein où l’enthousiasme de la jeune équipe du Syli national privée de son maître à jouer, Pascal Feindouno, le disputait à la maturité et au collectif agrémentés de nombreuses individualités des Eléphants de Côte d’Ivoire. La rencontre a tenu ses promesses. A côté de la possession du ballon dominée par les Guinéens pendant les 10 premières minutes, le déclic est donné à la 24è minute par Kader Keita, qui hérite d’un ballon mal remis en jeu par le portier guinéen, Kemoko Camara.
Après avoir pris de vitesse la défense du Syli national, l’attaquant ivoirien a battu Kemoko Camara d'un tir croisé du droit. Comme électrisé par ce premier but, Boubacar Barry, les genoux au sol et face contre terre, s’est mis à réciter – on l’imagine au mouvement de ses lèvres et aux bras levés vers le ciel – une prière. Le gardien de buts des Eléphants de Côte d’Ivoire, qui jouait contre une sélection dont son frère aîné, Petit Sorry, fut l’un des animateurs de la ligne d’attaque à la fin des années 70, va rééditer le rituel à chacun des buts ivoiriens – à l’exception du 5è. Les hommes de Gérard Gili trouvent le chemin des buts adverses successivement grâce à Didier Drogba, Salomon Kalou (à deux reprises) et Baky Koné. Les choses n’auront cependant pas été faciles pour Boubacar Barry qui, à l’heure de jeu, est éprouvé par le Syli national.
En effet, un coup franc de Daouda Jabi frôle le poteau droit du portier ivoirien, dont les bras tendus au ciel semblent élever une fois de plus une prière. Au même moment, le réalisateur de la chaîne de télévision Canal+ Horizons montre un visage blême de Pascal Feindouno. Les traits visiblement tirés, le meneur de jeu du Syli national est au bord des larmes tant ses coéquipiers qui, jusque-là faisaient bonne figure, s’emmêlent les pinceaux. Ce qui ne tarde pas à produire des résultats. Didier Drogba et ses coéquipiers élèvent alors sérieusement le rythme. Conséquence, coup sur coup, Kemoko Camara repousse des tentatives de près d'Aruna Dindane et Salomon Kalou. Ce n’est que partie remise, car les Éléphants prennent totalement le contrôle des opérations avec une réalisation de Didier Drogba.
Basile Boli, dont les commentaires et la lecture du match, très orientés sur l’antenne de Canal+ Horizons, laissent les téléspectateurs songeurs, est finalement démasqué. Cet ancien international français, qui s’est découvert un patriotisme ivoirien sur le tard, a le sourire large. Vêtu aux couleurs ivoiriennes, il parle plus du talent et des individualités des Eléphants qu’il voit sur tous les ballons, au détriment de Guinéens privés de leur défenseur et capitaine, Dianbobo Baldé, blessé à la cuisse, mais surtout de Pascal Feindouno, suspendu pour avoir écopé d’un carton rouge lors de la victoire de son équipe (3-2) contre le Maroc en phase de poule. Une sanction qui lui a valu de rester coincé dans les tribunes, les larmes aux yeux, pendant les deux dernières rencontres de son équipe à la Can ghanéenne.
Léger Ntiga
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La côte d'ivoire nous a tous trompé, après être présenté comme favori, ils ont carrément décus, alors, attention de continuer à se comparer aux grands LIONS...