COL'TENDANCE
Massengo Washington : Le son n’est pas un jeu d’enfant

C’est dans l’une de ses animations publiques que notre reporter a rencontré celui que l’on présente comme « l’ingénieur camerounais le plus congolais ».
cameroun-online/ Mercredi 16 Jan
Cameroun-online :
Bonsoir Washington, je ne vais pas épiloguer avec le risque de me tromper sur ta personne ; donc je te laisse te présenter toi et ton activité.
Washigton : je suis Massengo Washington, congolais de père et de mère camerounaise, j’ai déposé mes valises au Cameroun en 1990.
En 1985, alors que j’avais 18 ans, je traversais le fleuve Congo partant de Brazaville de la plage quartier Bakongo par la pirogue de pêcheurs pour éviter les contrôle de la police des frontières au beach ; pour me rendre à Kinshasa (Congo démocratique) ; je peux vous dire que j’étais plus attiré par les mélodies et les rythmes de ok jazz du grand maître franco dont je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer à Brazza.
Une fois après beaucoup de renseignements, on m’a dit que franco et son groupe répétait dans un grand bar de l’avenue Cassavubu, et dont j’y suis allé et ma joie fût grande de le voir là debout devant moi, avec son groupe en pleine répétition. Du coup mon attention ce jour là a été orienté vers un monsieur qui tirait les câbles, pour joindre à une table de mixage ; j’ai posé la question à ce monsieur de savoir « quel est cet appareil qui a beaucoup de boutons ? », et lui m’a dit « mon fils c’est une console. », et j’ai été attiré par son travail que des guitaristes et des chanteurs que j’aimais beaucoup.
A mon retour à Brazza un après, j’ai rencontré l’ingénieur du son du groupe « bantou de la capital », deux mois plus tard je fis la rencontre de M. Morro, l’ingénieur du son du centre culturel français de Brazza ; c’est là que le point de départ de ma carrière. C’est lui qui m’a appris que le son était un phénomène physique produit par les vibrations d’un corps, se propageant dans l’air et perçu par notre ouie ; de plus que le son est un ensemble de fréquence variées comprises entre 20 Hz et 20 kHz, ce qui représente la fréquence d’un son normal ; d’autant plus qu’il y a les infra son et les ultra son qui, sont des fréquences sonores nocives pour l’être humain.
Cameroun-online :
quel doivent être les qualifications d’un bon ingénieur ?
Washington : Un ingénieur de son est d’abord électronicien, avoir des notions en physique et en mathématiques; il doit savoir calculer les impédances et la puissance de ses amplis et de ses enceintes et maîtriser les fréquences et paramétrage du son. Il est différent d’un régisseur parce que un régisseur c’est celui là qui a juste appris à faire des mixages et des paramétrages.
Cameroun-online :
Est-ce la qualité du matériel qui fait le son ? Et ton rêve à toi sur quoi est-il fondé ?
Washington : oui premièrement la qualité et deuxièmement la qualification du technicien, troisièmement la quantité pour multiplier la puissance sonore.
Je fais pas seulement dans la sonorisation, je fais aussi dans la fabrication des racks, des enceintes professionnelles, des "flight caisse" pour transport de matériel et sonorisation professionnelle. Mon rêve c’est de pouvoir un jour sonoriser une salle comme le zénith et une autre grande salle occidentale.
Cameroun-online :
La sonorisation a-t-elle un avenir au Cameroun selon toi ? Et aux jeunes qui veulent suivre tes pas que leur dis-tu ?
Washigton :
Au Cameroun nous n’avons pas d’école de formation en ingénierie sonore, chaque jour que je sonorise un spectacle, il y a au moins 3 à 5 jeunes qui m’approche pour en savoir davantage et montre toujours le désire d’acquérir des connaissance dans la chose ; aujourd’hui Washington en a déjà formé deux.
Je lance un appel à tous les jeunes qui veulent faire carrière dans ce métier de se préparer franchement et d’avoir une réelle volonté. Que Dieu vous bénisse en cette année 2008.
Contact : (237) 75 23 12 50/ (237) 99 99 84 11
Email : db_washington@hotmail.com
Propos recueillis par Stéphane Royd Tekam