COL'TENDANCE
Les ongles artificiels:plus que jamais prisé par les femmes

Cameroun-online 17 décembre 07
Les poseuses d’ongles sillonnent les marchés, arpentent les rues de Yaoundé capitale du Cameroun, et proposent leurs services.
Nous sommes au marché Mokolo, l’un des plus populaire de la capitale, il est 13h30 face super marché NIKI, une poseuse d’ongles accoste une passante : « Asso tu poses les ongles ? » « Non merci » « ça ne coûte pas cher » la cliente passe. Un peu plus loin, une autre plus chanceuse, s’applique à nettoyer les ongles d’une cliente, opération préalable avant toute pose. Elles sont nombreuses à transporter leur arsenal de petits outils (ponce, taille-ongles, ciseaux, colle à ongles, alcool, vernis, dissolvant…) et à exercer sur de petits étals de fortune au gré des rencontres, leur métier. Les prix varient tout d’abord en fonction de la qualité. Ainsi, les ongles de marque indonésienne tel Pinkee, fashion nails ou chinoise (unique mode) coûtent 300Fcfa le paquet de 10 ongles et 1500Fcfa la plaquette entière tandis que la marque beautiful nails coûte 100Fcfa le paquet de 10 et 1000Fcfa la plaquette. Ensuite, en fonction du nombre d’ongles a poser, vous aurez à débourser entre 200 et 500Fcfa pour une main ; 1000 et 1500Fcfa pour les deux mains 2000 et 3000Fcfa pour les mains et les pieds.
Pour Evelyn NGONO ménagère au quartier Etoug-Ebe, les travaux domestiques fastidieux ne permettent pas toujours d’entretenir des ongles longs « si l’on peut obtenir le même résultat en quelques minutes, pourquoi s’en priver » s’exclame t’elle satisfaite de ses ongles nouvellement posés. En effet, nombreuses sont les femmes qui sollicitent de plus en plus ce service qui, il y a quelques années encore, n’était disponible que dans les centres d’esthétiques et les salons pour femmes riches.
Si cette pratique satisfait certaines, d’autres par contre s’inquiètent des conditions d’hygiène donc des risques de transmission du VIH SIDA de même qu’elles pensent que l’opération répété abîme les ongles naturels ceci en raison du fait que pour une parfaite adhésion. Il faut poncer ceux ci « je posais les faux ongles au moins deux fois par semaine jusqu’a ce qu’ils prennent un aspect cayeux, j’ai arrêté de le faire. » affirme Gaëlle Kameni, étudiante en faculté de lettre à l’université de Yaoundé I, et rencontré au marché central. A la question de savoir si le métier nourrit son homme, les avis divergent mais pour Thérèse exerçant depuis 2 ans tout près de MAHIMA au centre ville, il est comme tous les commerces « l’essentiel c’est qu’on se débrouille».
Sophie Tsamo