Samedi 17 Mai 2008

Au sommaire




FEMMES

Douala, école publique de Deïdo, destination maman Louise à Bonamoussadi.

Tout le monde connait le coin, mais ne connaît pas forcément l’histoire de cette forte femme. Forte en carrure et en action. Cameroun on-line l’a rencontré et a cerné quelques contours de sa carrière dans les œuvres sociales. Elle remonte à 27 ans aujourd’hui.

cameroun-online/ Mercredi 16 Jan

Qui est maman Louise et que fait-elle ?

Maman Louise, c’est Mme ESINGLE MESSANG LOUISE. Les proches l’appellent affectueusement maman Louise. Elle aime et aide plusieurs enfants démunis, les déshérités, les abandonnés et les personnes du 3ème âge. Du haut de ses 48 ans, elle a bâti sa carrière dans les œuvres sociales sur près de 27 ans déjà avec l’association ADAMSA.

ADAMSA

C’est l’association des femmes sociales actives. Maman Louise en est la fondatrice. ADAMSA, siège au Centre d’Information, d’Education et d’Ecoute (le CIEE). Le centre a ses locaux à Bonamoussadi au sein de l’école maternelle et primaire que Mme ESINGLE construit en 1992, le crayon d’or.

Au CIEE, on s’occupe de la rééducation des jeunes délinquants, l’encadrement des jeunes déscolarisés et même scolarisés et la prise en charge des enfants démunis. Le centre a élaboré des méthodes de travail, un Programme de Développement de l’Adolescent (PDA). Des équipes de cadre éducatives composées de pères éducateurs descendent dans des aires de communication (quartiers, lycées, collèges, clubs santé….) à la recherche de jeunes pour véhiculer un message, celui de la prise de conscience des valeurs éducatives. Ceci dans le but de limiter la délinquance juvénile et la propagation de VIH /SIDA, le mal de l’heure. Pour les jeunes non scolarisés, ils s’attèlent à des petites activités génératrices de revenus (broderie, couture, cuisine, menuiserie, hôtellerie etc.…..) Les tout petits s’intègrent au sein des enfants du crayon d’or.

L’origine de ADAMSA

Toute l’histoire commence en 1981. Maman Louise fait son retour au pays natal après plusieurs années en France. Elle vit au quartier Bonapriso, lors de son passage un matin d’une manière fortuite dans les alentours de Shell New Bell, elle aperçoit 3 enfants d’un âge qui varie entre 3 et 5 ans , les tout petits indécemment vêtues lui font la cour pour avoir un bout de pain. Maman Louise frappée part cette image et cet acte des plus déplaisants attirent les enfants vers elle et fait le tour du quartier pour enfin rencontrer les parents de ceux-ci et comprendre ce qui se passe. Eh bien ! Maman Louise finira par comprendre qu’il ne se passe rien et que ces tout petits sont issus de famille démunie et réussissent à avoir leur pain quotidien de cette façon là. Mme ESINGLE donne de l’argent aux parents pour s’occuper de ces enfants et y revient de temps à autre.

A chaque passage, la famille est heureuse et c’est devenu un Rendez-vous à ne pas manquer.

Un RDV qui va se transformer en une ingénieuse idée pourquoi ne pas créer un centre pour enfants démunis ? Quelques jours plus tard, maman Louise façonne et matérialise son idée. La crèche garderie Maman Louise est située à Bonapriso, son quartier résidentiel. Ici on retrouve des enfants de toutes couches sociales qui viennent auprès de leur nouvelle maman, passer leur journée. Certains versent une pension et d’autres pas, du moins ceux issus des familles vraiment démunies.

D’où proviennent les fonds ?

L’association ADAMSA travaille en partenariat avec l’UNICEF et le ministère camerounais de la Jeunesse. Elle aura aussi bénéficié du soutien momentané de Marie Madeleine FOUDA, ancien ministre des affaires sociales, de l’ancien Consul de France au Cameroun, Alain FERRE et de par son concours un support matériel et financier de plusieurs sociétés françaises implantées au Cameroun. ADAMSA travaille aussi avec quelques âmes de bonne volonté qui de temps en temps se manifestent. Le plus gros des fonds proviennent des finances personnelles de la fondatrice qui s’est donné comme défi principal faire fonctionner l’association contre vents et marées.

Difficultés

Le manque de moyens pour satisfaire les exigences de l’œuvre sociale. Les nécessiteux se font de plus en plus nombreux de jour en jour et le nombre de bénévoles et âmes de bonne volonté lui diminue considérablement. Tenez par exemple, depuis que le Consul Alain FERRE, n’est plus au Cameroun, toutes les entreprises françaises qui soutenaient l’association ne le font plus. Les membres du groupe ADAMSA sont au rendez vous quand ils ont l’impression qu’il y a un nouveau souffle financier externe mais quand, ce n’est pas le cas, les rangs sont déserts. « C’est un travail pénible et éprouvant » la fondatrice le dit sans gêne.

D’où vient la motivation pour un travail qui semble si difficile ?

27 ans c’est pas peu.

Maman Louise est une dame est une dame au grand cœur. Elle croit profondément en Dieu et a une grande et simple philosophie de la vie. « Un bienfait n’est jamais perdu » Pour maman Louise, les enfants sont un signe de grande bénédiction. Sa foi de chrétienne catholique, elle la garde depuis le bas âge. Son mentor est le Cardinal Christian TUMI, archevêque de Douala.

Maman Louise s’entourent aussi de vieilles personnes expérimentées et de plusieurs encadreurs spirituels. Pour Mme ESINGLE MESSANG Louise, Dieu t’élève quand tu te rabaisses au niveau des touts petits.

Quels sont les moments de joie de la carrière sociale de maman Louise ?

Il n’y en a presque pas sauf quand elle voit des jeunes qui s’épanouissent dans son centre alors elle se dit que son œuvre vaut la peine. Elle se dit donc prête à tout pour continuer et même la parachever.

L’Association ADAMSA a réussi à avoir un terrain pour le cycle secondaire, le Stylo d’Or du coté de Japoma, mais rien n’est encore fait. 2008, c’est l’année des grands défis pour maman Louise.

Christèle METOMO

Groupe Cameroun-Online - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

© Twmicronics.com 2006 - Tous droits réservés