FEMMES
Le blues de la maternité
Même quand une grossesse s’est bien déroulée et que la mère comme l’enfant se portent bien, un état dépressif peut survenir dans les jours ou les semaines suivant la naissance. Passager ou durable, un tel état doit être reconnu et surveillé.
cameroun-online/ Jeudi 31 Jan
Les troubles les plus légers, désignés sous le terme hybride de post-partum blues ou baby blues, apparaissent entre trois à six jours après l’ accouchement. Ils peuvent prendre des aspects divers, souvent associés les uns aux autres : pleurs répétés, irritabilité, fatigue, trous de mémoire, insomnie, douleurs diffuses... Selon les critères retenus dans les différentes études consacrées à ce phénomène, entre 3 et 6 femmes sur 10 ressentiraient ces symptômes, même s’ils ne durent que quelques heures à quelques jours. En fait, la maman a le sentiment étrange que la charge de son bébé est au-dessus de ses forces et de ses compétences. Plus que de médicaments, elle a besoin d’être écoutée, réconfortée, rassurée. Alors, ces désagréments bénins s’estompent rapidement.
Plus tard, en général dans les trois mois suivant l’accouchement, peuvent émerger d’authentiques dépressions ou même des manifestations plus sévères de type psychotique. Les états dépressifs, où se mêlent des sentiments d’ anxiété, d’incapacité, de culpabilité… peuvent retentir sur la relation mère-enfant ou sur le couple.
Une prise en charge médicale est nécessaire. Elle associe généralement un traitement médicamenteux et une psychothérapie. Quand les suites d’une naissance ne se déroulent pas comme elles le devraient, la maman (ou son entourage) ne doit pas hésiter à s’en ouvrir à un médecin.
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