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Cameroun : 150.000 emplois à créer dans la filière anacarde

Le gouvernement camerounais a adopté le 17 octobre 2018, une stratégie nationale de développement qui pourra aboutir à la relance de la filière anacarde.
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10/22/2018 - 15:33
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lucien embom
Journaliste

Le projet est soutenu par la GIZ, un organe de la coopération allemande. Il doit générer 150.000 emplois de 2019 à 2023. Le document relatif à la stratégie nationale de développement de la chaîne de valeur de la filière noix de cajou ressort tous les aspects du projet. La disponibilité des terres, la problématique des plants, le dispositif institutionnel pour la culture de l’anacarde, les acteurs, la transformation et le financement sont évoqués.

La relance de la filière anacarde permettra d’augmenter les recettes de l’Etat et d’améliorer les revenus des paysans. On prévoit un chiffre d’affaires annuel de 5,5 milliards FCFA à l’horizon 2023. Le Nord et l’Est du Cameroun ont été choisis pour abriter de vastes exploitations. Selon les experts, ces zones présentent des conditions climatiques favorables à la culture de la noix de cajou. 150.000 hectares d’anacardiers seront ainsi aménagés.

L’anacardier produit la noix de cajou et la pomme de cajou. C’est un arbre originaire du Nord-Est du Brésil. Son amande est comestible une fois cuite et constitue le produit utilisé de cette plante. Crue, l’amande est nocive à cause de la présence de l’urushiol. L’huile provenant de la coque toxique du fruit est une substance permettant de fabriquer des vernis, des insecticides et des encres indélébiles.

En Afrique, la pomme de cajou sert à combattre les moustiques. Elle est souvent découpée et balancée dans une pièce ou une mare pour éliminer les laves de moustique. La pomme de cajou est utilisée pour guérir les pathologies à forme sévère comme la lèpre. A Madagascar, les feuilles d'anacardier sont utilisées sous la forme de bains de vapeur localisés pour le traitement des crises hémorroïdaires.

 

 

 

 

 

 

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