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Bamenda/Buéa : « …Tu veux aller à l’école ? Nous allons tous vous tuer !” »

La menace est sans appel. « …si vous partez à l’école, on va vous tuer !! » Elle résulte de la dérive des grèves de Bamenda et Buéa qui paralysent le Nord-Ouest et Sud-Ouest camerounais depuis plus de deux mois. Les grévistes s’en prennent désormais physiquement aux élèves, étudiants, enseignants...
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01/21/2017 - 11:29
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Bryce Leonce MBOE
Rédacteur Cameroun-online
Bamenda/Buéa : « …Tu veux aller à l’école ? Nous allons tous vous tuer !” »

La menace est sans appel. « …si vous partez à l’école, on va vous tuer !! » Elle résulte de la dérive des grèves de Bamenda et Buéa qui paralysent le Nord-Ouest et Sud-Ouest camerounais depuis plus de deux mois. Les grévistes s’en prennent désormais physiquement aux élèves, étudiants, enseignants et même certains acteurs des activités économiques qui « osent » braver leur mot d’ordre de grève.

Un élève molesté juste parce qu’il portait sa tenue de classe.

La vidéo circule depuis lundi sur les réseaux sociaux. Un jeune citoyen qui allait lundi matin à l’école est pris à parti par des grévistes qui essayent tant bien que mal de le dévêtir de son uniforme. Il sera interpellé et sérieusement molesté : “Hé, viens par ici, où vas-tu ? Tu es francophone ! Tu veux aller à l’école ? Nous allons tous vous tuer !” Tandis que certains essayent de lui arracher son sac d’autres tentent de lui ôter son pantalon. La scène violente est filmée en toute quiétude par un autre vandale qui semble se délecter du spectacle.  Le jeune à bout de souffle sera sauvé de justesse par une vaillante dame qui passait par là.

Ces faits lamentables qui se sont déroulés, au carrefour dit Malingo à Buéa et qui paraissent surréalistes, sont hélas bien réels. L’animosité semble avoir pris le dessus et dicte désormais les conduites « des fouteurs de troubles » sur des revendications qui au départ étaient légitimes, mais qui désormais sont mal exprimées.  

 Toute une ville paralysée.

Ces actions qui nous rappellent tristement les moments de ségrégation raciale qu’ont connu certains pays ne sont pas des cas isolés. Des commerçants qui « osent » ouvrir boutique sont violentés et pillés. La circulation dans la ville est comme gelée, les transports en commun, taxi et bensikin sont interdits de circulation par les manifestants. Tout ceci fait partie d’une vaste action de déstabilisation initiée par les grévistes-extrémistes et dénommé « opération ville fantôme ». Refusant d’entendre raison et de s’asseoir sur la table de négociation pour trouver des solutions pacifiques, ils optent pour la terreur et le trouble.

Le gouvernement « gronde… »

Le conflit qui oppose la république du Cameroun à ces opportunistes extrémistes qui se fondent dans la masse des résidents du Nord-Ouest et South-Ouest camerounais commence à dégénérer vers des exactions qui forcément seront sanctionnées. Nous ne sommes plus apparemment au niveau des doléances et la voix est montée d’un ton du côté du gouvernement comme l’exprime le ministre de la communication Issa Tchiroma dans un communiqué daté du 19 janvier 2017 :

« …Le gouvernement est déterminé à mettre en œuvre tous moyens nécessaires pour que la paix, la sécurité publique, l’unité nationale et l’intégrité territoriale soient préservées. Il demande aux élèves, étudiants, enseignants et autres acteurs économiques de vaquer tranquillement à leur occupation. »

Un communiqué qui sera sans aucun doute accompagné de mesure sécuritaire afin que l’ordre règne et que les citoyens camerounais de Bamenda et Buéa ne soient plus inquiétés par des actes de vandalismes.

©Bryce Léonce MBOE

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