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Cameroun : L’ambassadeur des Etats-Unis convoqué par les autorités

Le chef de la mission diplomatique américaine au Cameroun a été convoqué ce mardi, 21 mai 2018, par le ministre camerounais des Relations Extérieures. Ses récentes déclarations sur la crise anglophone, pourraient être à l’origine de la brouille
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05/23/2018 - 13:49
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
L'ambassadeur américain, avec le Président Paul Biya, au Palais de l'Unité

L'ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a été convoqué mardi au ministère des Affaires Extérieures à Yaoundé. L'information est confirmée de sources gouvernementales et diplomatiques, indique l'AFP.

Pour l’heure, rien n’a filtré des échanges entre Peter Henry Barlerin, et le ministre délégué à la Présidence de la République, Lejeune Mbella MBappe.

Cependant, les récentes déclarations du diplomate américain à propos de la crise anglophone qui secoue les régions d’expression majoritairement anglophone du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, pourraient bien être à l’origine de la brouille.

Veendredi, 18 mai dernier, l’ambassadeur des Etats-Unis publiait un communiqué dans lequel il dénonçait notamment « des assassinats ciblés », « incendies et pillages des maisons », « arrestations sans accès à une assistance juridique »,  commis par les forces de sécurité dans les régions anglophones du Cameroun, où le mouvement sécessionniste ambazonien réclame la partition du pays.

Reconnaissant tout de même que, de leur côté, les séparatistes armés se livrent à des « meurtres de gendarmes, enlèvements de fonctionnaires et incendies d'écoles. »

Des déclarations au vitriol, à deux jours de la célébration de la Fête Nationale qui commémore la réunification en 1961 de la partie orientale et occidentale du Cameroun, qui ont suscité l’indignation des autorités camerounaises.

Dans la foulée, Yaoundé a réagi. Dénonçant « l’infantilisation de la nation camerounaise », par la diplomatie américaine. « Toute la nation camerounaise fait l’objet d’une agression violente de la part d’une minorité violente et extrémiste. (…) On ne peut pas mettre sur le même plan la victime et son bourreau », avait réagi à l’AFP samedi le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary.

Pour rappel, le conflit de basse intensité qui a cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis Octobre 2016, a déjà fait des dizaines de victimes civiles et militaires. Bilan humain auquel s’ajoutent des milliers de déplacés internes, et d’autres réfugiés au Nigéria voisin, devenus quasi-quotidiens dans la zone, entre séparatistes et Armée régulière.

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