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Ferdinand Léopold Oyono : La voix de son maître
Le nouvel ambassadeur itinérant reprend du service au moment où l'on parle du rapatriement de la dépouille d'Ahmadou Ahidjo…
Mutations / Jeudi 02 juillet 2009
Propos recueillis par Parfait TabapsiLe curriculum vitae de l'homme pourrait faire l'objet d'un ouvrage. A 80 ans, il les aura le 14 septembre prochain, Ferdinand Léopold Oyono aura connu un parcours plein. Dans le document que l'on peut retrouver sur le site internet du gouvernement camerounais, l'homme a un parcours qui sort quelque peu de l'ordinaire. On peut même y lire que ce diplomate de formation, ancien stagiaire du Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires étrangères en 1959, en ce qui concerne les décorations et les distinctions, soit plus d'une vingtaine, qu'il a été " blessé en mission commandé lors du coup d'Etat de Skhirat au Maroc "…
Ferdinand Léopold Oyono qui a fait l'essentiel de son parcours diplomatique hors du Cameroun a été en 1960, membre de la délégation camerounaise à la 15ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York qui a vu l'admission de notre pays au sein de l'Onu. Celui qui a quitté le gouvernement en septembre 2006 est revenu au Cameroun en 1985 pour prendre la tête du secrétariat général de la présidence de la République. Puis on le retrouvera l'année d'après à la tête du ministère de l'Urbanisme et de l'habitat. Puis suivra une légère traversée du désert qui n'en sera vraiment pas une, puisque Ferdinand Léopold Oyono, proche parmi les proches du chef de l'Etat, ne quittera vraiment pas les allées du pouvoir. C'est ainsi qu'il reviendra quelques années après comme ministre des Relations extérieures, puis plus tard, ministre d'Etat en charge de la Culture, un domaine qui ne lui est vraiment pas étranger, puisque l'homme, à travers " Le vieux nègre et la médaille ", est également un écrivain connu. Malgré ce changement de portefeuille, Ferdinand Oyono est considéré dans l'opinion comme le véritable patron de la diplomatie camerounaise, lui qui est de tous les déplacements du président de la République, faisant quelque peu ombrage aux différents titulaires du poste.
En 2006, lorsqu'il est remplacé à la tête du ministère de la Culture par Ama Tutu Muna, on croit l'heure de la retraite sonnée pour cet homme, souvent présenté comme la voix de son maître. On se rappelle de sa sortie à Ebolowa, l'une des rares qu'on lui connaisse sur le plan politique, lorsqu'il annonçait ce qui allait devenir plus tard le cheval de bataille de son mentor politique : la révision constitutionnelle qui interviendra finalement en 2008. son retour à la présidence de la République comme ambassadeur itinérant aux côtés d'un autre vétéran de la scène politique camerounaise, Abdoulaye Maïkano ne peut pas être considéré comme le fait du hasard. Au rang des dossiers sur la table du chef de l'Etat, figure celui du rapatriement de la dépouille au Cameroun de feu Ahmadou Ahidjo, le premier président de la République décédé il y a 20 ans à Dakar au Sénégal. On connaît les liens entre le défunt et Maïkano Abdoulye qui fut 19 années durant son ministre des Forces armées et ceux qui lient Paul Biya à celui que l'on présente également comme l'un de ses partenaires préférés de songo…
JFB
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