Onglets principaux

Politique

Assemblée Nationale : La tension monte entre Cavaye Yéguié et l’honorable Patricia Ndam Njoya

Tandis que la député UDC Patricia Tomaino Ndam Njoya accuse le Président de l’Assemblée Nationale de la museler au profit des élus RDPC, Cavaye Yéguié Djibril de son côté attendrait, semble-t-il, que l’élue présente des excuses pour avoir semé des troubles à l’hémicycle et blessé un autre député.
11 lectures aujourd'hui
902 vues
12/12/2017 - 15:46
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

En fait, tout part des troubles qui ont perturbé le vote de la Loi des finances 2018 à l’Assemblée Nationale ce vendredi 8 Décembre. Au cours des débats houleux sur fond de contestations autour du vote d’adoption du projet de Loi, l’honorable Patricia Tomaino Ndam Njoya, qui s’est fait remarquée par un geste particulièrement violent dans son mouvement d’humeur.

En effet, constatant le refus du Président de l’institution de lui accorder la parole pour exposer les revendications de son parti par rapport au texte, la porte-parole du groupe UDC à l’Assemblée a, dans un excès de colère, lancé les chevalets qui servent de porte-nom à l’hémicycle, de parts et d’autres de la salle. Malheureusement, un de ces projectiles va atterrir sur la tête de l’honorable Richard Wallang, député RDPC (parti au pouvoir), qui sera blessé. Stupeur et indignation s’empare des élus, et le Président Cavaye, certainement courroucé a clos les débats et déclarer la Loi votée. Ce qui a eu l’effet de décupler la frustration de l’honorable Ndam Njoya.

Conférence de presse interdite…

Ce lundi 11 Décembre, des journalistes Politiques étaient conviés à une rencontre avec l’honorable Ndam Njoya à l’Hôtel des Députés. Cette dernière souhaitait revenir sur le fâcheux incident de vendredi soir, l’adoption controversée de la Loi des Finances, la Crise anglophone, et les échéances électorales de 2018. Malheureusement, c’est à la guérite de l’établissement qu’elle apprendra que l’accès à la salle de conférence lui est interdit, ainsi qu’aux journalistes. C’est finalement à la guérite de l’hôtel que l’élue a pu faire une déclaration à la presse.

« J’ai reçu un coup de fil ce matin du directeur du protocole de l’Assemblée nationale qui m’a fait savoir que les députés RDPC étaient allés voir le président de l’Assemblée nationale pour lui dire que je n’ai pas à faire une conférence de presse à l’hôtel Les Députés parce que pour eux, ils trouvent que c’est une provocation. Il me fait savoir par la suite que le président de l’AN me dit de ne pas tenir cette conférence. Le directeur de l’hôtel Les Députés, pour sa part, m’a confié qu’en ne donnant pas accès à la presse l’accès au sein de son établissement, il dit obéir simplement aux instructions de sa hiérarchie. Aujourd’hui vous venez de voir que l’hôtel Les Députés appartient au RDPC, le président de l’Assemblée nationale n’écoute que des députés du RDPC. Cela est–il normal dans une République ? », a déclaré l’honorable Ndam Njoya.

Des excuses attendues...?

D’après certaines informations, le Président de l’auguste chambre aurait exigé des excuses de la députée, adressés à tous les élus, pour l’acte qu’elle a posé. Dans un communiqué rendu public le 11 décembre, l’UDC a reconnu les faits, mais les a toutefois qualifiés « d’accidentels ». « J’en suis désolée. Je lui ai présenté mes excuses avant qu’on ne sorte de l’hémicycle, et je les lui ai présentées après. Je remercie Dieu qu’il n’est pas reçu le coup à son œil ; ce qui aurait été plus grave. Je n’ai jamais visé un collègue du RDPC », a déclaré Patricia Ndam Njoya.

Étiquettes: