Onglets principaux

Afrique

Nigéria : 105 élèves portées disparues après une attaque de Boko Haram

Au moins 105 élèves d'un internat pour filles manquent toujours à l'appel après une attaque de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté les parents des jeunes filles.
0 lectures aujourd'hui
1,178 vues
02/24/2018 - 12:01
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

D’abord réfutée par le Gouvernement nigérian, la thèse de l’enlèvement de ces jeunes filles a finalement été confirmée par les autorités nigérianes. Depuis, l’inquiétude des parents de ces élèves portées disparues ne faiblit pas. A tel point qu’ils se sont constitués en association pour travailler à la libération des filles manquantes à l’appel.

« Ayant été trompés (...) par les autorités qui ont d'abord nié l'enlèvement, avant de nous faire croire que nos filles avaient été retrouvées, nous avons décidé de travailler ensemble pour leur libération », a expliqué à l’AFP, Bashir Manzo, président de l'association des parents d’élèves qui vient d’être créée à cet effet.

Il ajoute qu’une liste complète comportant les noms de toutes les 105 filles disparues a été établie. « Le père de chacune des filles s'est présenté, et nous a donné son nom, le nom de sa fille, son âge, sa classe, sa ville natale et son numéro de téléphone », a précisé M. Bashir Manzo. Lui-même ayant perdu sa fille de 16 ans, Fatima, dans les mêmes circonstances.

Des centaines de jeunes filles de l'internat de Dapchi, dans l'Etat de Yobe, se sont enfuies lors de l'attaque de leur école, ce lundi 19 février 2018. D’après des témoignages sur place, les membres du groupe djihadiste Boko Haram sont arrivés de nuit, avec l’intention d’enlever des jeunes filles.

« Le pays entier est aux côtés des familles », a déclaré ce vendredi 23 février, le président Muhammadu Buhari dans un communiqué. Regrettant une « catastrophe nationale ». « Nous sommes désolés que cela ait pu se produire et nous partageons votre peine », a ajouté le Président nigérian.

L’attaque de l’internat pour filles de Dapchi n’est pas sans rappeler l’enlèvement de 276 lycéennes à Chibock, en Avril 2014. La tragédie avait alors succès grand émoi dans le monde entier, et une mobilisation sur les réseaux sociaux, à travers le hashtag #BringBackOurGirls.

Si aujourd’hui certaines de ces filles ont pu être libérées, beaucoup d’interrogations demeurent, quant à la capacité de l’armée nigériane à sécuriser le Nord du Nigéria et éradiquer Boko Haram, comme s’y était engagé le Président Buhari lors de son accession au pouvoir.

Étiquettes: