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Culture : Christelle Moon, la riche expérience du MASA 2018

Dans une interview accordée à Cameroun-Online, l’artiste camerounaise Christelle Moon, partage l’expérience enrichissante de sa toute première participation au Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA) 2018, à Abidjan. Entretien…  
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04/02/2018 - 14:59
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

  Cameroun-Online : Bonjour Christelle Moon, et merci d’accorder cet entretien au média numérique cameroun-online.com

Parlez-nous de vous en trois (03) phrases…

Christelle Moon : C’est moi qui vous remercie de me prêter votre attention.

« Christelle » est le prénom donné par mes parents et « MOON » donné par mes ami(e)s, devenu mon nom artiste que j’aime bien.

Je suis Bamiléké de père, Béti-Eton par ma mère, mais béti « Ewondo » par l’environnement éducationnel (bref je suis un enfant du monde car j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de mamans).

Je suis artiste dans l’âme depuis ma plus tendre enfance, en permanence à l’affut du beau à mes yeux, du nouveau (avant-gardiste) et du bien agencé.

Vous venez de prendre part au MASA 2018 (Marché des Arts du Spectacle Africain) à Abidjan, du 10 au 17 mars. Quelle expérience y avez-vous glané ? Qu’est-ce qui vous a marqué du point de vue spectacle artistique ?

Je pense que nous devons tous nous ouvrir au monde. Parti de "Marché des Arts et des Spectacles Africains", le MASA est devenu le Marché des Arts et des Spectacles d’Abidjan, et s’est ainsi ouvert a d’autres cultures du monde. En fait, c’est peut-être cela aussi le secret de l’harmonie : le « partage » ….

J’ai eu le plaisir de déguster une assez grande quantité de prestations artistiques, représentées au MASA 2018.  Ce qui m’a énormément enrichi. Qu’elles soient de la danse, variété du monde, théâtre ou même musique-showcase à notre belle « Escale Bantoo », tout était là, bien là, et mis a une dimension professionnelle qui m’a marqué à jamais.

Des prises de contact à en donner le tournis pour moi qui ne vis que ma 1ere édition de ce marché, bref une belle expérience sous un thème des plus intéressants. Un événement que je recommande à tous les acteurs culturels.

Parlant de l’organisation, qu’est-ce qui a fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu être amélioré, selon vous ?

Eh bien, pour ma part, étant le tout premier événement de cette ampleur auquel j’assiste, moi je tire plutôt mon chapeau le plus bas aux organisateurs. Car c’était largement à la hauteur. Et que dire de l’encadrement des acteurs, de la présence et de l’encadrement des professionnels venus nombreux…Tout y était bien, y compris les médias pour une large diffusion. Pour moi rien à dire, sinon qu’il y a manqué la présence massive du publique d’Abidjan. Ceci sans doute dû à l’éclatement des scènes de prestation.

Pour améliorer, peut-être une réduction du tarif de 1000frs a 500frs en général ceci en fonction de l’espace de diffusion. Et pour les plus jeunes personnes de 12 ans et en deçà, un Access gratuit : l’éducation par l’art, ça compte.

En ce qui concerne la délégation camerounaise venue à Abidjan pour ce marché, je proposerais de consolider nos liens et d’améliorer nos rapports sur place ici dans notre pays déjà. Car la dispersion et une certaine animosité étaient visibles à des kilomètres, pour une délégation venue la plus nombreuse à ce marché (144 personnes au total).

D’après les images que nous avons vues de vous au MASA, vous avez fait de belles rencontres à Abidjan. Quelles ont été les plus marquantes pour vous ? Vos fans auront-ils de futures collaborations internationales ?

Toutes ont été très intéressantes et marquantes, à en donner comme je l’ai dit plus haut, ‘’le tournis’’. Mon équipe et moi sommes déjà en pleine relance du carnet d’adresse glané là-bas.

Oui, plusieurs prises de   contact et des collaborations en vue donc en temps opportun nous apporterons plus d’éclairci, mais sachez déjà qu’elles existent et sont de diverses approches… laissez-nous le temps de leurs donner un sens précis.

 On vous a également vu aux côtés de M. José Da Silva, le Directeur de Sony Music Cote d’Ivoire…quelque chose se prépare ? un projet ? allez, donnez-nous un scoop !

Effectivement, par l’entremise de Ras HP M. j’ai eu un rendez-vous. Mais je ne suis pas habilitée à vous donner une quelconque information par rapport. Pour l’instant, la structure elle-même (Sony music), se réserve ce droit en son temps et à son heure, de le faire.

Lors de la clôture du MASA, le Ministre Ivoirien de la Culture, M. Maurice Kouakou Bandaman, a lancé, à l’endroit de la représentante de l’OIF, un message fort à propos de la libre circulation des artistes au sein de l’espace francophone. Remettant au gout du jour, le projet de passeport de l’espace francophone. En tant qu’artiste, quel est votre avis sur la question ?

Il est effectivement plus que temps que cela soit possible. Car peut être avec cela, les artistes resteront des artistes, les forgerons des forgerons, les cultivateurs des cultivateurs et les usurpateurs DES USURPATEURS…bref QUE CELA PERMETTE DE PURGER les métiers ‘’dans et autour de l’art en Afrique‘’. Donc, Vivement que ce soit le cas et ce sera une petite révolution.

Christelle Moon, merci d’avoir accordé cet entretien au webzine   Cameroun-Online. Un message à l’endroit de vos fans, et surtout, de nos lecteurs et followers...

Nous sommes en 2018, oui, et il est toujours temps de regarder d’où l’on vient, alors allons puiser dans notre patrimoine culturel au maximum.

A mes fans, je suis tjrs au boulot et attache un intérêt tout particulier à vos petit mots et toute remarque quand vous en faites alors n’hésitez pas à en faire le plus possible…là je suis sur un bikutsi ‘’aie ouill stik‘’ hmmm vous m’en direz des nouvelles.

Milles bisous à tous les lecteurs de Cameroun-Online. Continuez de suivre ce site d’informations, pour être au fait de l’actualité du Cameroun et d’Afrique.

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