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Cameroun - Crise anglophone : Le « cri de détresse » des évêques

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, 16 mai 2018, les évêques camerounais interpellent sur l’urgence d’un cessez-le-feu et d’une médiation, afin d’éviter une « guerre civile inutile et sans fondement » au Cameroun.  
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05/18/2018 - 16:33
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online
Les éveques camerounais, autour du président de la CENC, Mgr Kléda, lors d'un conclave en 2017

Depuis Octobre 2016, le conflit armé de basse intensité qui se déroule dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, ne cesse de faire des victimes. Face à cette crise sécessionniste dite « anglophone », les évêques camerounais appellent au cessez-le-feu et au dialogue.  

« A tous les Camerounais, nous lançons un cri de détresse au nom de Dieu le tout puissant », peut-on lire dans un communiqué signé du président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC), Mgr Samuel Kléda, Archevêque de Douala.

« Cessons toute forme de violence et arrêtons de nous entretuer », lancent les évêques ; appelant les parties à prendre « le chemin du dialogue, de la réconciliation, de la justice et de la paix ».

En cette veille de Fête de l’Unité Nationale (le 20 Mai), le clergé estime « qu’une médiation s’impose maintenant pour une sortie de crise » dans les régions d’expression majoritairement anglophone du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Afin, ajoutent les hommes de Dieu, d’épargner le Cameroun « d’une guerre civile inutile et sans fondement ».

Poursuivant, les représentants de l’Eglise catholique se sont dits inquiets face à la « radicalisation des positions » des parties prenantes à la crise (Séparatistes anglophones et Armée).

Et pour cause, depuis le déclenchement de la crise en Octobre 2016, les combats sont quasi quotidiens. Les victimes civiles et militaires se comptent par dizaines. L’activité économique est au ralenti, en même temps que les populations vivent dans la psychose et aux rythmes des affrontements.

Le 30 avril dernier, un prêtre a même été enlevé, par de présumés séparatistes, avant d’être libéré 02 jours plus tard par l’Armée camerounaise.

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