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Cameroun : Les Etats-Unis condamnent le meurtre de deux soldats en zone anglophone

Dans une déclaration ce mercredi 17 Janvier 2018, les Etats-unis ont condamné le meurtre en deux jours de deux soldats camerounais, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a appris l’AFP.
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01/18/2018 - 13:24
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

L’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun a condamné mercredi, le meurtre en deux jours de deux soldats camerounais dans les zones anglophones. « Les États-Unis condamnent le meurtre d'un marin camerounais à Ekondo-Titi dans la région du Sud-Ouest le 14 janvier et le meurtre d'un gendarme à Wum dans la région du Nord-Ouest le 15 janvier », indique la déclaration de l’ambassade américaine à Yaoundé, transmise à l’AFP.

Poursuivant, les Etats-Unis invitent toutefois le Gouvernement camerounais « à faire preuve de retenue face à ces actes de violence », attribués par les autorités aux séparatistes anglophones. « Nous exhortons le gouvernement de la République du Cameroun à faire preuve de retenue face à ces actes de violence », a préconisé la représentation diplomatique.

« Nous continuons de lancer un appel à toutes les parties pour qu’elles engagent un dialogue significatif et large », a poursuivi la déclaration. Soulignant que « le dialogue est la seule voie vers une résolution des griefs légitimes » exprimés par une partie des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays.

Pour rappel, un militaire a été tué dimanche, par des militants séparatistes à Ekondo-Titi, dans le département du Dian, a confié une source officielle citée par l’AFP. Le lendemain, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, une folle rumeur a troublé la Région du Sud-Ouest. Lundi, en effet, un climat de panique s’est emparé des populations, suites à la rumeur de violentes attaques contre les établissements scolaires des villes de la région. Depuis, la rumeur a été démentie, et le calme est revenu. Mais le climat de psychose demeure.

La crise socio-politique dite « crise anglophone » déclenchée en Octobre 2016 sur fond de revendications corporatistes des syndicats, est aujourd’hui focalisée autour de deux revendications sur la forme de l’Etat. Tandis qu’une bonne partie des manifestants réclament le retour au fédéralisme, une minorité d’activistes radicaux réclament eux la partition du pays en deux entités. Deux options que les autorités rejettent catégoriquement. Se refusant à tout débat sur la forme de l’Etat.

Face à la radicalisation d’une minorité de séparatistes qui se sont constitués en milices armées, le Président Biya a déclaré lors de son récent discours à la nation que pour lui, « le dialogue demeure la voie privilégiée ».

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