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Cameroun: Trois policiers blessés dans l’explosion d’une bombe à Bamenda

Une explosion est survenue tôt ce jeudi 21 Septembre 2017, aux abords de l’Hôpital Régional de Bamenda, dans la Région du Nord-Ouest du Cameroun. Alors que l’acte qui a blessé trois policiers n’a pas encore été revendiqué, les autorités parlent d’un acte terroriste.
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09/21/2017 - 17:03
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

« Un acte terroriste » !

C’est ainsi que le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest a qualifié, l’explosion de la bombe qui a blessé trois éléments des forces de l’ordre dans la ville de Bamenda ce jeudi matin. Selon les informations, l’explosion aurait eu lieu vers 8h50 aux alentours de l’Hôpital Régional de Bamenda. Un engin de fabrication artisanale qui, selon les déclarations du Gouverneur de Céans, a visé les forces de police. « Des policiers de faction, au service de la Nation et de la République, ont été la cible d’une attaque terroriste », a déclaré Adolphe Lele Lafrique au journal de 13 heures sur les antennes du Poste National, ce jeudi. Poursuivant, il indique les policiers blessés ont été conduits à l’Hôpital Régional de Bamenda, ou ils sont actuellement pris en charge. Il s’agit du gardien de la paix principal Anye Andang Justin, victime de deux graves fractures au bras et une au tibia ; et des gardiens de la paix Fokou Joël et Biamou Loïc, victimes de traumatismes auditifs et de commotions post explosives, apprend-on.

« Crise Anglophone » ?

Selon l’autorité administrative descendue sur le lieu de l’explosion, « Il s’agit là d’une étape nouvelle de la situation à laquelle nous devions faire face auparavant. Il s’agissait d’actions de démobilisation de la population ». Il fait sans doute allusion à la crise sociale et désormais sécuritaire qui a cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays depuis Octobre 2016. Même si l’attaque n’a pas été revendiquée, certains analystes l’attribuent aux groupes sécessionnistes de la région qui, depuis quelques mois, posent des actes de vandalismes et de violence qui sèment le trouble au sein des populations.

La crise dite « anglophone » serait-elle donc en train de prendre une dimension terroriste ? Quand on sait que le 16 Septembre dernier, deux autres déflagrations ont été enregistrées dans la même zone, il y’a eu lieu de s’inquiéter. Même s’il n’y a pas eu cette fois-là de personnes blessées, ni de dégâts matériels conséquents.

Fin Aout, le Gouvernement avait ordonné le déploiement de 400 gendarmes supplémentaires pour renforcer la sécurité dans cette zone sous tension. Portant ainsi à environ 1000, le contingent des éléments des forces de l’ordre dans la zone pour assurer la sécurité des populations. Quoi qu’il en soit, « le gouvernement de la République va prendre toutes les mesures pour ramener la situation à la normale », a prévenu, d’un ton ferme, le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest.

 

 

 

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