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Crise anglophone : « le Nigéria ne sera pas utilisé pour déstabiliser le Cameroun » (Officiel)

Dans une déclaration ce lundi ce lundi 05 février 2018, le Nigeria a assuré le Cameroun voisin que son territoire ne serait pas utilisé par des forces voulant « déstabiliser » le pays, et mettre en péril son unité.
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02/07/2018 - 18:12
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

 Critiqué par les ONG et des organisations de la société civile, pour avoir extradé, fin janvier, 47 présumés sécessionnistes, dont le leader séparatiste camerounais Sisiku Ayuk Tabe, vers leur pays d’origine, le Nigéria réagit.

« Nous prendrons toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la loi pour faire en sorte que le territoire du Nigeria ne soit pas utilisé comme zone de transit pour déstabiliser un autre pays amical et souverain. Il ne peut y avoir aucun doute sur le soutien du Nigeria pour l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Cameroun », a déclaré lundi, le conseiller à la Sécurité nationale du Nigeria, Mohammed Monguno, à l’ouverture de la 6ème session du Comité de sécurité transfrontalière Cameroun/Nigeria.

Mohammed Monguno a saisi l’occasion pour appeler les autorités camerounaises à inciter les forces en présence à œuvrer pour la désescalade dans les régions anglophones de façon à faciliter le retour des réfugiés camerounais actuellement au Nigeria. Son pays abritant à ce jour environ 30.000 réfugiés camerounais qui ont fui les violences.

Fin janvier, le Nigéria voisin avait procédé au transfert vers Yaoundé, de 47 présumés séparatistes camerounais, arrêtés le 05 Janvier sur son territoire.

Le 29 Janvier, le Porte-parole du Gouvernement camerounais confirmait dans un communiqué, que les 47 sécessionnistes présumés sont entre les mains de la justice camerounaise. Les détenus, considérés comme « terroristes », devant « répondre de leurs actes » devant la justice, souligne le Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.  

Très vite, des voix se sont élevées pour critiquer « une extradition illégale », accusant ainsi le Nigéria de non-respect de la Loi. La première critique vive a été celle du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

Dans un communiqué le 29 Janvier, l’organisme Onusien a condamné cet acte du pays de Muhamadou Buhari. Soulignant le fait que certains des détenus extradés avaient le statut de demandeurs d’asile et de réfugiés. Dénonçant ainsi le non-respect du principe de non-refoulement auquel est soumis le Nigéria.

Cependant, les deux Etats voisins évoquent eux, un transfert en règle des prisonniers, dans le cadre d’accords de coopération sécuritaire liant les deux pays voisins.

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