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Crise anglophone : Après l’arrestation des leaders, trois soldats tués par des sécessionnistes

Après le transfert du Nigéria au Cameroun de 47 leaders du mouvement séparatiste fin janvier, des membres du mouvement insurrectionnel ont promis de « continuer la lutte » armée.
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02/02/2018 - 17:58
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Trois militaires camerounais ont été tués, ce jeudi 1er Février, au cours d’incidents dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Des attaques qui surviennent quelques temps après le transfert de 47 leaders sécessionnistes, dont le leader Sisiku Ayuk Tabe, du Nigéria voisin, vers Yaoundé. Un rapatriement à la suite du quel Leurs compagnons d’armes se sont dits prêts à « continuer la lutte ».

Lire : Crise anglophone : Sisiku Ayuk Tabe et 46 autres sécessionnistes entre les mains de la justice camerounaise

Et les attaques ne se sont pas faites attendre. Deux gendarmes, un militaire, et un civil ont trouvés la mort dans des incidents séparés dans le Nord-Ouest ce jeudi.

Les premières victimes ont été enregistrées au poste de gendarmerie de Mbingo. Sur les antennes de la radio publique CRTV, le Préfet du Département du Boyo a donné quelques indications sur les circonstances de cette attaque. Jeudi matin, vers 9 heures les activistes séparatistes ont attaqué un check-point tenu par des gendarmes à Mbingo. Blessés au cours de l’attaque, deux gendarmes sont morts alors qu’on les évacuait vers un hôpital de la région.

Quelques heures plus tard, des séparatistes ont également abattu un militaire, à Bamenda, Chef-lieu de la Région du Nord-Ouest. Des individus armés ont attaqué une station d’essence à Nkwen, une localité située non loin de la ville de Bamenda. Le militaire, qui y était de garde, a trouvé la mort dans l’échange de tirs au cours de l’attaque, apprend-on.

Un civil est également mort après avoir reçu des balles des soldats qui menaient une opération dans la ville voisine de Santa, a appris l’AFP.

Ces attaques sont les premières survenues depuis le rapatriement des leaders du mouvement sécessionniste vers le Cameroun. « L’enlèvement (d’Ayuk Tabe, Ndlr) jette de l’huile sur le feu de la révolution », a déclaré Chris Anu, un responsable de la communication du mouvement sécessionniste, à l’AFP.

De leur côté, les autorités prennent des mesures pour sécuriser la zone de tension. Les services du gouverneur du Nord-Ouest ont notamment publié un communiqué ce 01er février 2018, pour suspendre la vente, l’acquisition, la détention et l’utilisation d’armes et de munitions sur toute la région. Une interdiction d’une durée de six mois renouvelables.

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