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Crise anglophone : le délégué régional des Affaires Sociales du Nord-Ouest enlevé à Batibo

L'enlèvement de ce responsable adminsitratif ce samedi 24 février 2018 a été revendiqué par l'Ambazonia Defense Forces, un des groupes séparatistes en activité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.
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02/26/2018 - 15:44
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

« Le délégué régional des Affaires sociales (plus haut responsable régional de ce ministère) pour la région du Nord-Ouest est introuvable depuis samedi (24 février, ndlr) », a rapporté la télévision publique camerounaise, la CRTV.  Il a été enlevé à bord de son véhicule de service dans la localité de Batibo par des individus armés », précise le média d’Etat.

D’après certaines informations, l’enlèvement de M. Nimbom Arong a eu lieu dans la localité de Batibo, alors qu’il revenait d'un village voisin, ou il venait d’assister à des obsèques. Il était accompagné de son chauffeur et d’un autre passager. Ceux-ci auraient ensuite été libérés par les ravisseurs, qui ne cherchaient visiblement que ce responsable administratif. Avant de faire exploser son véhicule.

Son enlèvement a été revendiqué sur les réseaux sociaux par l’Ambazonia Defense Forces (ADF), un des groupes séparatistes en activité dans la zone de conflit. Les mêmes avaient déjà revendiqué l’enlèvement du Sous-Préfet de Batibo, le 11 février dernier.

« Vous tuez mon peuple, nous vous poursuivrons jusqu’aux portes de l’enfer », avait alors déclaré Lucas Ayaba Cho, le leader de ce mouvement armé. Affirmant alors la ferme volonté des activistes séparatistes de se radicaliser davantage depuis l’extradition, fin Janvier 2018, de 47 leaders anglophones, dont le leader Sisiku Ayuk Tabe, vers le Cameroun, en provenance du Nigéria voisin, ou ils avaient été arrêtés le 5 Janvier.

Depuis, les sécessionnistes n’ont cessé de s’en prendre aux éléments des forces de sécurité et de Défense, mais aussi aux édifices publics, et dernièrement, à des autorités administratives.

Face à cette menace persistante, le Chef de l’Etat Paul Biya a, par décret ce jeudi 22 février 2108, créé une cinquième « région militaire » à l’Ouest du Cameroun. Laquelle a son commandement à Bamenda, bastion de la rébellion.   

« Une réaction face à la situation sécuritaire actuelle », qui devrait permettre « un meilleur maillage sur les zones crisogènes (…), et un temps de réaction plus rapide dans la prise des décisions », analyse le Colonel Didier Badjeck, chef de la division de la Communication au ministère de la Défense.

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