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Crise anglophone : Le PCA du GCE Board et des étudiants enlevés dans le Sud-Ouest

Ivo Leke Tambo, président de l’organe en charge des examens de l’enseignement secondaire dans le sous-sytème anglophone, a été enlevé ce samedi 17 mars 2018, dans le Sud-Ouest, par de présumés sécessionnistes. Une trentaine d’étudiants de l’Université de Dschang (Ouest) a également été enlevée par...
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03/19/2018 - 17:43
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Dans des vidéos de propagande, des activistes de la branche armée du mouvement sécessionniste, l’Ambazonia Defense Forces (ADF), présentent l’enlèvement d’environ 35 citoyens à bord d’un bus, dont le Pr. Ivo Leke Tambo, Président du conseil d’administration du GCE (General Certificate of Education) Board, l’organe en charge des examens de l’enseignement secondaire dans le sous-sytème anglophone.

D’après des sources concordantes, le responsable administratif a été enlevé ce samedi, 17 mars 2018, par des individus armés, présentés comme de présumés séparatistes anglophones, près de la localité de Fontem, dans le département du Lebialem, région du Sud-Ouest.

 Les informations en circulation indiquent que la délégation se rendait à un meeting de remerciement à Paul Biya organisé par Paul Tasong, ministre délégué auprès du MINEPAT, lorsqu’ils ont vu leur bus pris d’assaut par des individus masqués et armés, à bord d’une pick-up.

vidéo: TV5 Monde - Africanews

D’autres sources révèlent que, quelques heures après, 34 otages ont été libérés, à l’exception du responsable administratif. Les individus non-identifiés, réclameraient la somme de réclame 100 millions FCFA pour libérer le Professeur Ivo Leke Tambo, jusqu’ici retenu en captivité, dans un lieu tenu secret. Dans une vidéo en circulation sur les réseaux sociaux, on le voit assis par terre, ligoté, et presque nu.

Pour l’heure, aucune version officielle du Gouvernement ne confirme l’enlèvement. Mais, ce nouveau kidnapping d’un responsable administratif vient rappeler les enlèvements, en février, du Sous-préfet de Batibo, puis de du Délégué Régional du ministère des Affaires Sociales dans le Nord-Ouest, sans compter l’incendie du domicile du leader de l’opposition, John Fru Ndi.

De quoi soulever davantage d’inquiétudes quant à l’escalade des violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, en proie à de farouches revendications séparatistes depuis Octobre 2016.

Le niveau de violence dans ce conflit de basse intensité est monté d’un cran depuis l’extradition de 47 leaders sécessionnistes, dont le leader Sisiku Ayuk Tabe, du Nigéria vers le Cameroun, fin janvier 2018. Depuis lors, la branche armée du mouvement séparatiste a juré de s’en prendre aux autorités administratives, et autres représentants de l’Etat au sein de ces régions du pays.

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