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Crise anglophone : Les USA demandent le respect des droits des présumés sécessionnistes détenus au Cameroun

Dans une déclaration ce lundi 05 Février 2018, le Département d’Etat américain demande au Gouvernement camerounais de garantir les droits des 47 présumés sécessionnistes considérés comme terroristes, et détenus au Cameroun, suite à leur transfert depuis le Nigéria voisin, fin janvier.
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02/06/2018 - 18:16
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Face à l’escalade des violences observée ces dernières semaines dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les Etats-Unis condamnent l’usage de la violence et appellent au calme. Dans une déclaration ce lundi 05 février 2018, le Département d’Etat déplore l’assassinat d’une dizaine de personnes, dont des militaires et des civils, la semaine dernière, dans ces deux régions Cameroun.

« Les Etats-Unis condamnent les violences en cours dans les régions anglophones du Cameroun, notamment le meurtre de deux gendarmes camerounais dans le village de Mbingo, un soldat camerounais en dehors de Bamenda le 1er février, un responsable électoral d'Elections Cameroon (ELECAM) à Bangem, et le décès de quatre civils à Bemenda et à Belo, les 2 et 3 février. Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple camerounais », a déclaré Hearther Nauert, porte-parole du Département d’Etat américain.

Poursuivant, le Gouvernement américain s’est également exprimée sur la situation des 47 séparatistes anglophones, dont le leader Sisiku Ayuk Tabe, tranférés détenus au Cameroun, suite à leur transfert depuis le Nigéria voisin le 26 Janvier dernier. Le Département souhaite que soient garantis leurs droits, et que les procédures soient respectées.

« Nous demandons également au gouvernement camerounais de respecter les droits de l'homme, y compris la procédure régulière, des 47 Camerounais renvoyés de force par les autorités nigérianes aux autorités camerounaises le 26 janvier et dont beaucoup auraient déposé des demandes d'asile au Nigeria. Nous exhortons les Gouvernements camerounais et nigérian à se conformer à leurs obligations en vertu du droit international de s'abstenir de renvoyer de force les demandeurs d'asile dans leur pays d'origine. Les 47 Camerounais sont maintenant détenus au Cameroun, prétendument en relation avec la tension et la violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous nous attendons à ce que le gouvernement du Cameroun accorde à ces personnes et à d'autres personnes les droits et protections inscrits dans la constitution camerounaise, conformément aux obligations et engagements internationaux de la nation », peut-on lire dans la déclaration de l’administration Trump.

Déjà, des voix se sont élevées dans la société civile, et au sein de l’opposition depuis le transfert de ces sécessionnistes au Cameroun. Les uns dénonçant, comme l’ONG Amnesty International, une « extradition illégale », tandis que les autres préviennent contre des conditions de détention arbitraires, et une justice expéditive et punitive.

De son côté, le Gouvernement camerounais, par la voix du Ministre de la Communication assure que les conditions de détention de ces prisonniers sont tout à fait normales, qu’ils sont bien traités, et qu’ils auront droit à un procès équitable, conformément aux Lois en vigueur au Cameroun.

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