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Crise anglophone : Trois gendarmes tués dans le Nord-Ouest

Ces derniers jours, l’on observe un regain de tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Au cours de ces violences, trois gendarmes ont été tués à Bamenda et à Jakiri, par des "groupes d'activistes" entre le 6 et le 8 Novembre 2017.
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11/08/2017 - 17:35
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Nouveau rebondissement dans la crise dite anglophone au Cameroun. De récents cas de violences perpétrées par « un groupe d’activistes » ont causé la mort de trois éléments de la Gendarmerie Nationale dans des localités de la Région du Nord-Ouest. Dans la ville de Bamenda, des échanges de coups de feu ont été entendus au petit matin de ce 8 novembre (Vers 2h du matin). « Les terroristes sécessionnistes ont tué deux gendarmes cette nuit à Bamenda », a confié le Ministre de la Communication Issa Tchiroma à l’AFP ce mercredi. L’identité de ces gendarmes a été révélée. Il s’agit du Maréchal des logis Himna René, en service à la compagnie de Bafia, mais affecté à Ntarikon (Bamenda) ; et l’élève gendarme Sani David en formation au Camp Yayap de Yaoundé, lui aussi en détachement à Bamenda pour assurer le maintien de l’ordre pendant les violences liées à la crise anglophone. Le Ministre a également précisé que ces gendarmes ont été abattus « avec des armes de guerre » par les assaillants, qui ont pris la fuite en emportant les armes de leurs victimes.

Bien plus, d’autres violences ont éclatées dans le Lycée de la localité de Jakiri, dans la nuit du 7 au 8 Novembre, laissant un autre gendarme sur le carreau. « Le ministre de la communication informe l’opinion publique nationale et internationale que lundi 06 novembre 2017, aux environs de 8 heures, un groupe constitué d’une dizaine de d’individus armés de lance-pierre et de machettes, a perpétré une attaque contre le Lycée Technique de Jakiri dans le département du Bui, Région du Nord-Ouest. Les assaillants se sont alors introduits dans l’enceinte de l’établissement afin d’expulser les enseignants et les élèves qui s’y trouvaient en pleine séance de cours. Se rendant compte de la situation, le proviseur du Lycée a immédiatement donné l’alerte aux forces de défense et de sécurité qui sont vigoureusement intervenues, permettant ainsi de faire échec à l’entreprise criminelle des assaillants. C’est au cours de la battue organisée pour les rattraper, que le gendarme major Djolay Bienvenue, en service à l’escadron 51 à Bafoussam, mais détaché en renfort à la brigade de Jakiri, a été pris à parti et abattu par les malfaiteurs. Son corps a été retrouvé quelques instants après, criblé de balles, non loin du théâtre des opérations », relate le porte-parole du Gouvernement dans un communiqué rendu public ce mardi 07Novembre 2017. Depuis, une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de sa mort « pour que la force reste à la loi », a-t-il ajouté.

Un regain de tension qui n’est pas de nature à rassurer les populations locales qui, déjà, fuient les zones de conflits pour se réfugier soit dans la région du Littoral plus calme, soit au Nigéria voisin. A en croire le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés Romain Desclous, près de 2 000 réfugiés camerounais ont été enregistrés au Nigéria, tandis que 3 000 autres attendent l’aboutissement de leurs procédures. De quoi soulever davantage d’inquiétudes sur la situation sécuritaire et humanitaire dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, en proie à une crise socio-politique depuis plus d’un an.

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