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Crise anglophone : Un soldat tué dans de violentes attaques dans le Sud-Ouest

Au moins un militaire est mort dans de violentes attaques attribuées aux activistes séparatistes, ce vendredi 13 avril 2018, dans plusieurs localités de la région du Sud-Ouest, au Cameroun.
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04/14/2018 - 12:42
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Un soldat de l’armée camerounaise a trouvé la mort vendredi, dans des attaques attribuées au mouvement séparatiste camerounais, dans plusieurs localités de la région du Sud-Ouest du pays.

Le Gouverneur de la région du Sud-Ouest, a confirmé la nouvelle à nos confrères de l’agence de presse Anadolu. « Un militaire a été tué vendredi vers midi (heure locale) à Ediki localité située sur l’axe routier Kumba-Buea », a confié Bernard Okalia Bilai.

D’après des témoignages confirmés par le Gouverneur, les localités Ediki, Lobe, Bekora et Ba-lagui, dans le sud-ouest, ont été le théâtre d’intenses échanges de tirs entre des bandes armées et l’armée camerounaise.

« Des bandes armées de l’Ambazonie (état auto-proclamé par les sécessionnistes) ont barricadé plusieurs routes de la région et quand des militaires sont descendus pour libérer les voies, ces terroristes se sont attaqués à nos forces », a poursuivi l’autorité administrative.

Une autre bande armée s’est attaquée aux ouvriers d’une entreprise d’entretien routier dans la localité de Mundongo, et « deux camions de la société ont été incendiés », précise la meme source à l’agence Anadolu.

Jusqu’ici, aucun bilan officiel des violences de ce vendredi n’a été communiqué par les autorités de Yaoundé.

Pour rappel, la crise socio-politique dite "anglophone" qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis Octobre 2016 a déjà fait plus de 40 morts dans les rangs de l’armée et 500 autres parmi les civils, estime le Réseau Camerounais des droits de l’Homme (REDHAC).

 Un précédent bilan officiel du Gouvernement camerounais, fait lui état d’au moins 27 soldats tués dans des attaques séparatistes.

A ce lot de victimes, s’ajoutent les quelques 20.000 réfugiés camerounais au Nigéria, du fait de la crise anglophone, tel que l’indique le HCR.

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