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Esclavage en Libye : 1700 camerounais concernés, selon l’OIM !

Après le rapatriement de 200 migrants camerounais de l’enfer libyen, l’Organisation internationale pour les migrations révèle que plus d’un millier d’autres camerounais sont concernés par cette crise humanitaire.
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11/24/2017 - 15:34
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Le retour à Yaoundé de plus de 200 migrants camerounais en a soulagé plus d’un. Sortis de l’enfer libyen ou ils étaient vendus comme esclaves et soumis à d’atroces maltraitances, ils ont regagné la terre natale dans la nuit du 21 au 22 novembre dernier. Ces migrants ont été rapatrié via un vol spécial affrété par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en synergie avec le Gouvernement camerounais. Dès leur atterrissage à l’Aéroport International de Yaoundé- Nsimalen, les ex-forçats ont été pris en charge par les autorités camerounaises. Ils ont passé des visites médicales, et reçu chacun la somme de 65.000 F CFA (100 Euros) pour leur permettre de rejoindre leurs familles respectives. Une action humanitaire salué par tous au Cameroun, et au-delà.

Seulement, l’organisme Onusien révèle que la situation des migrants d’origine camerounaise en Lybie, est de bien plus grande ampleur. Selon les statistiques de l’OIM en effet, 1700 migrants camerounais sont concernés par le phénomène d’esclavage en Libye. C’est conscient de cette crise humanitaire que l’ONG a lancé depuis le mois de juin dernier, l’initiative « FFUE – OIM, pour la protection et la réintégration des migrants : Cameroun ». Un programme qui vise à soutenir le Gouvernement camerounais à œuvrer au retour de ses migrants en situation irrégulière, ainsi que leur réinsertion sociale.

Il s’agit d’un programme financé par le Fonds fiduciaire et l’Union européenne (FFEU), avec la collaboration de 14 pays d’Afrique d’où sont issus ces migrants. Ce fonds est doté de 3.300.000 euros (soit 2.161 millions de francs CFA) sur trois ans. D’après les responsables de l’OIM, ce programme se décline en trois principaux domaines d’intervention : assurer le retour et la réintégration des migrants ; sensibiliser la communauté sur les dangers et les risques de l’immigration clandestine, et enfin donner des orientations sur les autres alternatives à la migration irrégulière, et les opportunités existantes.

« Lorsqu’ils arrivent, nous enregistrons leurs coordonnées, nous leurs demandons ce qui les a poussé à partir, et ensuite nous leur demandons ce qu’ils aimeraient faire au Cameroun. Nous leur offrons ensuite des subventions pour démarrer des activités. Les montants varient entre 500 000 francs CFA et 1.000.000 francs CFA », confient les autorités camerounaises au Ministère des Relations Extérieures, en charge de ce programme de prise en charge et de réinsertion.

Rendus à la deuxième vague des retours, l’espoir est que dans les phases suivantes, les autres migrants camerounais en souffrance soient rapatriés pour démarrer une autre vie dans leur pays, et auprès de leurs familles.

 

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