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31ème Sommet de l’Union Africaine : Sécurité, libre-échange et migrations

Placé sous le thème « Vaincre la corruption, une voie durable pour la transformation de l’Afrique », les questions liées au terrorisme, à la zone de libre-échange et aux migrations, ont également été abordées au cours du 31ème Sommet de l’Union Africaine (UA), du 1er au 02 juillet 2018
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07/03/2018 - 19:00
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Un sommet dominé par la sécurité

L’attentat-suicide, revendiqué par un groupe djihadiste, le 29 juin dernier, qui a frappé le quartier général de la force cnjointe anti-terroriste, G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali et tué 03 soldats, a sans doute donné une teneur particulière au sommet de l’UA qui s’ouvrait 2 jours plus tard.

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l'AFP Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel. Pour le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, « il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

Lundi, le président français, Emmanuel Macron s’est rendu au sommet à Nouakchott pour parler de la lente montée en puissance du G5 Sahel et de la sécurité en Afrique. Un mini-sommet s’est d’ailleurs tenu avec les présidents des Etats membres de la Force (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Mali et Tchad).

« Notre souhait est d'éradiquer dans toute la région le terrorisme », a déclaré le président français, dont le pays finance, en partie, la Force régionale. Préconisant la « la coordination sécuritaire » entre le G5 Sahel, l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma.

Hôte du sommet, le président Ould Abdelaziz a plaidé pour la mise en place d'une approche collective basée sur la coordination des efforts des Etats africains pour relever les défis sécuritaires que constituent terrorisme, la violence et l'extrémisme.

Et le nigérien Mahamadou Issoufou d’ajouter que ce combat n’est pas seulement militaire. Relevant fort à propos qu’« à long terme c'est le développement économique et social qui est essentiel car c'est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme. »

Le contexte sécuritaire en République Démocratique du Congo, ainsi que la situation du Sahara Occidental a également été évoquée au cours du sommet des chefs d’Etat.

A propos de la RDC, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, a invité les parties à la crise socio-politique à dialoguer et à « dépasser les intérêts personnels ».

Les migrations, sujet délicat

A Nouakchott, il aussi été question de la gestion des migrants africains par les pays européens. Des voix se sont élevées contre la gestion de la crise migratoire par ses pays. Les dirigeants africains regrettant que les migrants originaires du continent soient traités de manière différentes des autres.

« Le dramatique sort qui est celui des migrants africains aux frontières de l'Europe se double aujourd'hui de la récurrence de pratiques intolérables contre ces populations en Afrique-même », a dit Moussa Faki Mahamat.

Aussi, les dirigeants de l’UA ont créé un Observatoire africain pour la migration et le développement (OAMD), qui sera basé à Rabat au Maroc. Cet observatoire, dont le rôle sera de « comprendre, anticiper et agir », aura pour mission de collecter les informations et de développer l’échange d’informations ainsi que la coordination entre les pays africains.

La zone de libre-échange africaine, axe majeur

Parallèlement aux questions sus-évoquées, les chefs d’Etats ont discuté de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes. Objectif principal : accroître les échanges commerciaux sur le continent. Si certaines incompréhensions subsistent, 44 pays sur les 55 de l’UA y ont adhéré en mars dernier, à Kigali, au Rwanda.

D’autres, qui étaient encore réticents, sont en train de signer progressivement. C’est le cas de l'Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi, qui ont signé ce lundi, au cours du Sommet. « C'est un progrès significatif », estime le rwandais Paul Kagamé, président en exercice de l’UA, qui a fait de cette initiative, un cheval de bataille, à côté des réformes institutionnelles de l’UA.

Si pour l’instant, seuls six Etats ont ratifié l’accord, l’on espère atteindre le quota minimum de 22 Etats d’ici à la fin d’année. C’est le quota nécessaire à l’entrée en vigueur de l’accord sur la ZLECAf.

 

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