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Afrique : L’épouse du président Mugabe accusée d’avoir agressé une jeune fille en Afrique du Sud

Grace Mugabe est accusée par une jeune femme de l’avoir agressé dans un hôtel de Johannesburg ce dimanche 13 aout 2017. Attendue par la justice sud-africaine pour répondre des faits qui lui sont reprochés, la première dame du Zimbabwe demande l’immunité et l’affaire prend une tournure diplomatique...
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08/18/2017 - 12:39
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Jeune mannequin de 20 ans, Gabriella Engels a engagé une action en justice contre Grace Mugabe, l’épouse de Robert Mugabe pour agression. Les faits remontent au 13 aout 2017 à Johannesburg, en Afrique du Sud. La jeune fille dit avoir été victime, en compagnie de deux amies, des coups de la first lady dans la chambre d’un hôtel du quartier huppé de Sandton où elles se trouvaient avec les deux fils du couple Mugabe.

« On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper (…) Rob jnr (fils du président Mugabe, Ndlr) a été sorti de la chambre d’hôtel tandis que Bellermine (autre fils de Mugabe, Ndlr) s’est enfui. Mes deux amies et moi avons été battues dans une chambre où se trouvaient dix hommes (les bodyguards, Ndlr) qui l’ont laissé faire », a indiqué la jeune fille sur son compte Twitter. Ainsi décrit-elle la scène pendant laquelle Grace Mugabe l’aurait frappé, semble-t-il, avec une rallonge électrique. « Elle m’a laissé trois blessures sur la tête. Elle a utilisé une rallonge pour me frapper », poursuit la jeune fille en illustrant ses accusations de photos de ses blessures, notamment une blessure relativement profonde sur le front.

 

 

« J'ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l'argent grâce à mon look », a déploré le jeune mannequin. Raison pour laquelle elle a déposé une plainte pour que la justice se saisisse de l’affaire.

Pendant ce temps, les autorités officielles du Zimbabwe n’ont fait aucune déclaration à ce sujet. C’est plutôt le ZANU-PF, parti au pouvoir, qui s’est fendu de déclarations pour défendre la première dame, en tant que membre du parti. « Nous pouvons confirmer qu’il y a eu une altercation mineure entre un agent provocateur et la camarade Grace Mugabe », peut-on lire sur le compte Twitter du parti.

Les autorités sud-africaines, qui avaient dans un premier temps annoncé par la voix du ministre de la Police, que Grace Mugabe s’était rendue, se sont finalement ravisés. « Nous ne savons pas pour l'heure où elle se trouve (…), les négociations pour que le suspect se rende n'ont pas abouti », a déclaré ce 15 aout, Vishnu Naidoo le porte-parole de la police. En précisant que les frontières sont en alerte pour signaler le suspect, si elle tente de quitter le pays.

Sauf que, la première dame du Zimbabwe qui invoque l’immunité, ne peut pas être arrêtée tant que le ministère des affaires étrangères ne s’est pas prononcé sur la question de son immunité diplomatique.

L’affaire prend donc une tournure diplomatique et les tractations suivent leur cours.

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