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Angola: les électeurs face aux urnes

9 millions d’électeurs se sont rendu dans les bureaux de vote ce mercredi 23 Août 2017 pour le compte des élections législatives. Pour la plus part des observateurs ces élections s’annoncent sans surprise.
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08/23/2017 - 16:31
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Ingrid Maliago
Redactrice Cameroun Online

Aux alentours de 7 heures ce mercredi 23 août 2017, tous les bureaux de vote avaient déjà ouvert leurs portes en Angola. L’enjeu de ces élections est capital, car le parti qui obtiendra la majorité au Parlement décrochera la présidence du pays. La charge revient donc au 24 millions d’habitants que compte le pays de choisir leur futur dirigeant.

Au pouvoir depuis 38 ans, José Eduardo dos Santos, l’actuel chef de l’Etat à déclarer avoir « soigneusement préparé sa succession ». L’ancien ministre de la Défense, João Lourenço, candidat du MPLA parti au pouvoir devrait normalement lui succéder.

Parmi les partis en lice ont à ceux qui captivent l’attention : le MPLA le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975, qui tient tout le levier du pays. Durant ces élections, les drapeaux du MPLA étaient omniprésents et les affiches des autres candidats étaient arrachées. Le MPLA a d’ailleurs dédiée une cellule à ces arrachages dans chaque ville du pays.

Face au MPLA, l'UNITA, l’ancienne rébellion devenue premier parti de l'opposition fait le bras de fer. Isaias Samakuva, son leader, estime aborder les sujets qui touchent réellement les Angolais ; le chômage, les défaillances du système éducatif ou encore l’absence de service de l’Etat et propose l'instauration d'un salaire minimum de 500 dollars (environ . Le leader du parti avait d’ailleurs dénoncé des fraudes dans les élections Précédente.

Un autre parti d'opposition dont les jeunes urbains raffolent c’est la CASA-CE. Ce parti entend jouer les arbitres et incarner réellement l'après-guerre civil. Il a vu le jour une semaine seulement avant les élections de 2012 et avait obtenu huit sièges à l'Assemblée.

Quelque en soit l’issu du scrutin, José Edouardo dos Santos sera tout de même remplacé à la tête de l’Etat. Mais ses successeurs auront affaire à de nouveaux défis car ils devront prendre la tête du pays dans un contexte de crise économique et de grogne sociale sans précédent.

Ingrid Maliago

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