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La France prend ses distances avec Ouattara

La Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale française a adopté mercredi 15 février 2017, un rapport d’informations sur la Côte-d’Ivoire.
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02/16/2017 - 11:30
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste
La France prend ses distances avec OuattaraLa France prend ses distances avec Ouattara

Le rapport d’informations sur la Côte-d’Ivoire que la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale a adopté le mercredi 15 février 2017, a pour but selon les commissaires français, de faire le point sur la situation politique et économique du pays d’Alassane Ouattara depuis son arrivée au pouvoir et mieux orienter les investisseurs français.

De ce rapport, il en découle trois axes majeurs : le faible taux de participation des citoyens ivoiriens aux consultations législatives de décembre 2016, où le parti d’Alassane Ouattara a obtenu une victoire écrasante sur les autres formations politiques en compétition. Autres axes majeurs de ce rapport, le sentiment d’une justice des vainqueurs en ce qui concerne l’état actuel du processus de réconciliation nationale et enfin, le plus choquant pour la France, est la tendance du régime d’Abidjan de léser l’hexagone en terme de parts de marché au profit de la chine, le Maroc et le Nigéria. Ce dernier axe qui est le ferment de la mobilisation des parlementaires français, induit parallèlement deux approches herméneutiques ou d’interprétations.

D’abord, la France par ce rapport lance une alerte sur la coopération économique avec la Côte-d’Ivoire, dont elle est en train de perdre la main au profit d’investisseurs ressortissants d’autres pays. La même alerte est pour le régime d’Abidjan, qui semble visiblement oublier ses vraies origines. En conséquence, la France qui a presqu’adoubé Alassane Dramane Ouattara, peut se retourner contre lui en réveillant des sujets sensibles comme l’illégitimité du président ivoirien, constater après la mascarade élection de 2010 et confirmée à la fois par les faibles taux de participation aux élections récentes et son incapacité à rassembler autour du projet de réconciliation nationale. C’est la deuxième approche interprétative du rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale française. Au demeurant, ce fameux rapport rend-compte il me semble d’une menace de la puissance coloniale cintre une Côte-d’Ivoire subalterne et empêtrée dans des contestations diverses de pouvoir politique.      

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