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Ulrich TAKAM : de la radio au stand-up !

L’humour camerounais compte désormais dans ses rangs un nouveau venu (mais pas des moindres) en la personne de Ulrich TAKAM !
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11/20/2017 - 12:23
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Christine MBENGONO
rédactrice Cameroun-online

Le stand-up correspond à une cérémonie qui se donne avant tout pour soi. C’est une sorte de « one-man show » moderne qui se pratique debout (ou assis de temps en temps) et prend plutôt l’allure d’une discussion. L’humoriste s’adresse à son public de façon informelle, le prend à partie, l’apostrophe – Mettez vos téléphones sur vibreur, attention aux bavards et autres distraits ! –, et lui raconte des histoires brèves. La vie, la société, les femmes, les parents, le quartier ; il parle de tout mais surtout de lui.

Ulrich TAKAM est jusqu’ici (pour ceux qui le connaissent) un animateur dynamique à la radio Kalak Fm (Yaoundé) dans le cadre de l’émission My Kalak Moment. Emission qu’il anime d’ailleurs avec la charmante et pétillante Raïssa CHIMALA . Jusqu’ici, tout va bien. Seulement, le jeune homme nourrit depuis des années, l’envie de faire du théâtre ou de la comédie, bref monter sur scènes et faire les gens ; et ses collègues de travail le trouvent plutôt drôle. Puis, un matin (non, Rassurez-vous, on ne vous racontera pas toute l’histoire de son déclic). Alors passons directement à la soirée du Vendredi 17 novembre 2017 dernier !

En prenant à témoin l’auditoire de l’Espace Culturel OTHNI, Ulrich TAKAM a su, lors de son One-man Show du vendredi 17 Novembre 2017, distiller sous fond tragi-comique, un humour porté sur ses vérités, ses rêves (parfois ses utopies), ses espoirs, la vie au pays, ses motivations, son histoire. Mais en réalité, « Faut pas rêver ! »

Oui, après avoir ri et apprécié ce qu’il a proposé ce jour-là, il devient aisé d’affirmer que l’humour camerounais compte désormais dans ses rangs, un nouvel héraut.

TAKAM sur scène, est à l’image de son public : c’est un papa sévère, une maman aimante, un tonton paresseux, un cousin désordonné, une tantine un peu trop bavarde, un petit frère curieux, une cousine trop ambitieuse, un ami, un conseiller. Tout ceci, en français, en camfranglais et un peu de Dschang (Bamiléké)

En enchaînant vannes sur vannes, Ulrich TAKAM utilise un style acerbe quand il aborde des sujets politiques, sexuels et même socioculturels : « J’ai tellement échoué le concours de l’ESSTIC que les psychologues ont détecté chez moi une maladie rare ; l’Essticphobie ! »

En fait, il fallait y être pour comprendre ; mais sinon, Le phénomène TAKAM est enclenché et c’est un élément à surveiller de très près. Et, si demain, tout le Cameroun se mettait à rire aux éclats, soyez certains que Ulrich TAKAM sera de la partie !

©Christine MBENGONO

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