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Agriculture : 15 produits camerounais en quête de labellisation

Passée la labellisation du poivre de Penja et le miel blanc d’Oku, quinze nouveaux produits camerounais sont soumis à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle pour bénéficier de l’Indication Géographique.
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11/03/2017 - 18:16
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Le Cameroun a décidé de soumettre une quinzaine de produits agricoles et artisanaux au processus de labellisation à travers l’obtention des Indications Géographiques (IG). A cet effet, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) va étudier la question dans le cadre de la phase II du Programme d’appui à la mise en place des indications géographiques, lancée le 1er Novembre dernier à Yaoundé.

Après avoir réussi à faire labéliser le poivre de Penja et le miel d’Oku dans le cadre de la première phase de ce programme de l’OAPI, soutenu par l’AFD, les autorités camerounaises nourrissent l’ambition de faire connaître au monde la particularité exceptionnelle d’une quinzaine d’autres produits locaux. Il s’agit notamment du Kilichi de Ngaoundéré, des cafés de Foumbot, de Boyo et d’Angossas, l’igname blanche de Mbé, l’oignon de Maroua, les échalotes de la Lékié ; l’ananas de Bafia, la pierre de Pouma, le cacao de Tonga et de Baleng, ou encore l’avocat de Mbouda, pour ne citer que ceux-là.

En dehors du Cameroun, 17 autres Etats membres de l’OAPI vont présenter les produits de leur terroir. C’est donc dire toute l’importance que revêt le processus de labellisation des produits locaux pour les pays africains. Le Directeur Général de l’OAPI, Denis Loukou Bohousou explique que « la première phase du PAMPIG a duré six ans, de 2008 à 2014 et a démontré, d’une part, qu’il était possible d’établir les IG en Afrique, à l’exemple du miel d’Oku, du poivre de Penja et du café Ziama Macenta de Guinée, labélisés durant cette période ».

D’autant plus que, ajoute-t-il, « on sait désormais que la labellisation contribue à la préservation du savoir et des savoir-faire traditionnels, tout en apportant un revenu consistant aux producteurs ». Pour s’en rendre compte, il suffit de constater que le kilogramme du poivre de Penja est passé de 2500 FCFA en 2012 avant la labellisation à 18 000 FCFA actuellement. C’est donc un enjeu d’une importance certaine, à la fois pour les agriculteurs africains, mais également pour l’économie des Etats.

 

 

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