Onglets principaux

Economie

Cameroun : Le revenu moyen supérieur nécessaire pour l’émergence

Selon la Banque Mondiale, il faut exploiter le secteur privé et accroître la productivité pour que le Cameroun devienne un pays à revenu moyen supérieur d’ici 2035.
21 lectures aujourd'hui
279 vues
09/08/2018 - 11:50
0
lucien embom
Journaliste

Pour devenir un pays à revenu moyen supérieur d'ici 2035, comme le prévoit le document Vision 2035, le Cameroun devra accroître sa productivité et exploiter le potentiel de son secteur privé. Le PIB réel du Cameroun doit croître d'environ 8% et 5,7% par habitant durant la période comprise entre 2015 et 2035. Ce qui nécessite une augmentation de la part de l'investissement du PIB. On doit donc passer d’environ 20% du PIB en 2015 à 30% du PIB en 2035.

La croissance de la productivité atteindra 2% sur la même période, par rapport à son taux moyen de croissance nulle au cours de la dernière décennie. De l’avis de la Banque Mondiale, ces défis sont décourageants mais réalisables. Pour que cela se produise, le secteur public devrait se réinventer et changer de nature. Ce secteur est appelé à réduire les distorsions, promouvoir l'innovation, rendre les marchés plus compétitifs et accroître l'efficacité de l’allocation.

Ces préalables seraient nécessaires pour promouvoir les gains de productivité. La très forte participation de l’Etat du Cameroun dans le secteur productif tend à limiter la concurrence locale. Le Cameroun pointe au 109e rang sur 144 pays pour ce qui est de l’intensité de la concurrence au niveau national, à la 65e place en ce qui concerne l’ampleur de la dominance du marché, et au 78e rang s’agissant de l’efficacité de la politique de concurrence.

Le gouvernement doit prendre des mesures pour cesser les contrôles des prix et les monopoles de production sur les marchés contestables. L’intervention des pouvoirs publics sur les marchés par le biais de contrôles et d’interdictions d’importation influe négativement sur l’entrée des nouveaux arrivants. Les postes de contrôle routiers devraient être limités au strict minimum pour réduire les paiements informels.

Étiquettes: