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Economie : La tête des commerçants chinois de douala mise à prix

Les commerçants de la capitale économique du Cameroun en veulent à leurs collègues Chinois qui « s’accaparent de tout le marché » ; Ils traitent ces derniers « d’envahisseurs ».
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05/05/2017 - 15:29
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Ingrid Maliago
Redactrice Cameroun Online

Les commerçants asiatiques sont accusés de multiplier des boutiques dans le quartier Akwa à Douala où ils auraient transformé plusieurs immeubles  et pavillons  en centres commerciaux. Une situation qui  s’avère insupportable pour les commerçants Camerounais. «Les commerçants chinois jouent désormais avec les stocks, en cachant des cartons de marchandises et ne laissant aucune possibilité d’exclusivité aux détaillants» nous fait savoir le Quotidien de L’Economie paru ce 04 Avril.

 Selon le quotidien, les commerçants grossistes chinois refuseraient de vendre des  articles  qu’ils importent de leur pays aux camerounais. «Et quand bien même, un importateur chinois accepte de vendre son produit à un Camerounais, il se rassure qu’il n’est pas de bonne qualité»  affirme un commerçant, des informations difficiles à vérifier selon le quotidien.

Les commerçants camerounais  se plaignent également d’une autre pratique qui consiste réduire de manière drastique l’octroi de visas aux commerçants camerounais désireux de se rendre en Chine pour des achats. Des faits qui les ont amenés à inscrire une pétition dont l’objet est  «Requête pour intervention à Akwa Chinois». Le président l’Association des Commerçants du Marché d’Akwa Secteur Chinois et Environs (ASCODECH) Jacques Confiance Mohoue, ajoute que «C’est un problème qui perdure depuis fort longtemps. Cette situation nous asphyxie; il s’agit de faire des revendications dans la légalité sans faire des manifestations ni du désordre. Nous voulons appeler à l’intervention du syndicat afin que des solutions idoines soient trouvées pour sauver des milliers d’emplois menacés ».

La présidente du Syndicat des Commerçants Détaillants du Wouri (SYCODEW), Alice Maguedjio  a promis aux plaignants de trouver une voie de sortie de cet impact. Elle  leur a également rappelé qu’une descente dans la rue n’arrangerait pas la situation. «Le malaise est tellement profond que nous ne pouvons pas nous amuser; nous allons solliciter des séances de travail avec ceux-là qui incarnent les lois pour qu’ils nous mettent autour d’une même la table avec les représentants des populations asiatiques», a-t-elle rassuré.

La loi de 1980 sur l’activité commerciale, qui dispose que : «Le commerce ambulant autre que la présentation d’un spectacle et d’une attraction est interdit aux étrangers»  est une des solutions envisagées afin de résoudre ce malaise, souligne le Quotidien. Une activité que les commerçants asiatiques pratiquent pourtant.

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