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Cameroun – La condition de l’Enseignant

Chef d’Etat, Magistrat, Agent économique, médecins, artiste, « buyam sellam » …. Pour ne citer que ceux-là, ont tous été enseigné par quelqu’un. L’éducation d’une nation est un facteur primordial de développement personnel de chaque individu. Quels sont les conditions de travail des enseignants au...
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09/07/2017 - 16:17
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Christine MBENGONO
rédactrice Cameroun-online

Chef d’Etat, Magistrat, Agent économique, médecins, artiste, « buyam sellam » …. Pour ne citer que ceux-là, ont tous été enseigné par quelqu’un. L’éducation d’une nation est un facteur primordial de développement personnel de chaque individu. Quels sont les conditions de travail des enseignants au Cameroun ? leur rémunération est-elle conséquente au travail qu’ils fournissent ?

Tentatives de réponses…

Etre enseignants en général et au Cameroun en particulier n’est pas chose facile. Tout d’abord il faut réussir l’un des concours qui ouvre les portes à cette profession. Puis, suivre une formation minimum de trois (03) ans, par la suite passer son examen avec tout ce qu’il implique (Stage, soutenance…).  S’il est positif, attendre sa note d’affectation tout en espérant être affecté dans une zone géographique plus ou moins praticable.

A l’origine, plusieurs facteurs sont liés aux conditions de vie et de travail de nos enseignants. Leurs modes de vie se dégradent au fil du temps. Le temps de travail dépasse parfois quarante heures par semaines ; avec un effectif parfois pléthorique, ce qui est d’autant plus pénible car ils fournissent un travail intellectuel intense. Quarante (40) heures de cours équivalent normalement à 40h de recherches, ce qui est énorme ! la difficulté liée à l’activité enseignante expliquerait donc le peu d’engouement manifesté ces dernières années pour la profession. La faible rémunération des enseignants ainsi que les retards observés dans leurs intégrations (rappels…) sont un facteur non négligeable, les salaires des professeurs des lycées et collèges et ceux des maîtres d’école primaire n’ont cessé de décroître, certains jettent l 'éponge au bout de quelques années de carrière car disent-ils : « l’enseignement est devenu pire que le sacerdoce. ». D’autres sont obligés d’exercer parallèlement une activité rémunératrice pour arrondir leurs fins de mois. Le contexte camerounais est encore pire car les enseignants sont parmi les plus pauvres de la fonction publique ; ils sont négligés, oubliés et parfois même méprisés. 

L’une des conséquences directes de la dégradation généralisée des conditions de travail et de vie des enseignants est la multiplication des grèves dans l’éducation nationale. Ces enseignants se sentent parfois dans l’obligation d’agir de cette manière pour inciter les pouvoirs publics à améliorer leurs conditions. Cependant, les élèves en sont les premières victimes : les programmes scolaires sont inachevés, les résultats aux concours et examens officiels sont catastrophiques etc. Les enfants des moins nantis en souffrent le plus tandis que ceux des plus fortunés étudient dans les pays développés.

Il est donc important que les choses s’améliorent afin que ces travailleurs à l’origine de l’avenir et du devenir de toute une nation soient dorénavant valorisés.

SOUVENEZ-VOUS TOUJOURS DE VOS ENSEIGNANTS !

©Gabriella BILOUNGA (Stagiaire)

 

 

 

 

 

 

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