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La rentrée universitaire est reportée à Bamenda et Buea

Au vu des troubles liés à la crise anglophone et ayant perturbé l’année académique précédente, mais également du regain de tension observée, le Ministre de l’Enseignement Supérieur a décidé de reporter la rentrée académique à Novembre 2017 dans ces deux régions
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09/25/2017 - 13:06
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Alors que la rentrée académique 2017-2018 est fixée officiellement à ce 26 Septembre 2017 pour les étudiants des différentes Universités du pays, ceux des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne reprendront les cours qu’en Novembre. Et pour cause, la crise sociale et sécuritaire qui secoue ces deux régions n’est pas de nature à permettre un retour serein aux activités estudiantines, en l’état actuel des choses.

Depuis Octobre 2016, et le déclenchement de la crise, les cours ont été perturbés dans les campus de l’Université de Buea, et au campus de Bambili, dans le Nord-Ouest. Les programmes ne s’y sont pas déroulement et les autorités académiques ont dû prolonger l’année académique 2016-2017 pour pouvoir boucler les programmes.  

Au sortir du Conseil de Cabinet extraordinaire tenu ce 19 Septembre dans les Services du Premier Ministre, le ministre de tutelle a expliqué les raisons du report.  « L’année universitaire 2016-2017 s’est terminée dans des conditions globalement satisfaisantes dans les institutions universitaires aussi bien publiques que privées, à l’exception des universités de Buea et Bamenda, qui ont été autorisées à prolonger leur année, à l’effet de respecter le taux de couverture des programmes d’enseignement. Ce qui explique le fait que la rentrée dans ces deux universités aura plutôt lieu au mois de novembre 2017 », a expliqué Jacques Fame Ndongo.

De plus, avec les récents événements qui ont cours dans cette partie du pays, on voit mal comment les cours pourraient y reprendre normalement. A Bamenda comme Buea, le climat tend à s’exacerber. Les manifestations qui y ont cours depuis ce vendredi 22 Septembre, accompagnés d’explosions, d’incendie d’établissements scolaires…dû à ce que l’on nomme la « crise anglophone », rendent très difficile la relance sereine de l’année académique dans ces régions. On se souvient que durant l’année écoulée, des étudiants se sont vus subir des actes de violence par certains individus, pour avoir tenté de braver l’interdiction de se rendre dans les campus. Le spectre de cette psychose est encore bien présent dans les esprits.

Vivement que des solutions idoines puissent être trouvées à cette crise sociale nationale, afin que l’école reprenne son droit.

 

 

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