Onglets principaux

International

France – Présidentielles : Duel Macron/Le Pen, quelles alliances pour le second tour ?

Qualifiés pour le second tour, les deux candidats se lancent dans une ultime confrontation. Une étape où les soutiens politiques et les alliances seront déterminants pour le candidat qui arrivera sous les ors Elyséens dans les habits de Président de la république.
1 lectures aujourd'hui
1,202 vues
04/24/2017 - 18:13
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Ce dimanche 23 avril 2017 au soir, tombaient les résultats du premier tour de la présidentielle française. Au terme d’une campagne âpre et riche en rebondissements, Emanuel Macron et Marine Le Pen arrivent en tête des suffrages exprimés. Avec respectivement 23,7% et 21,5%, ils sont donc les candidats qualifiés pour le second tour dont le dénouement sera connu au soir du 7 Mai. L’un des faits marquants étant le revers des deux grands partis traditionnels que sont le parti Les Républicains (LR) dont le candidat Fillon n’a obtenu « que » 19, 94% des voix ; et le Parti Socialiste (PS) avec un Benoit Hamon à 6,35%. La 4ème place (19,62%) de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, est également un fait notable. Et Maintenant, place à l’entre-deux-tours !

Consignes de vote…

Au soir des résultats du premier tour déjà, Benoit Hamon appelait à voter pour Emmanuel Macron au second tour. Préférant voir gagner un « adversaire politique », plutôt qu’une « ennemie de la République », selon son expression devant les militants de son parti. Même son de cloche du côté de François Fillon : « J’appelle à voter pour Emmanuel Macron, car l’abstention n’est pas dans mes gènes ». S’en est suivi une série de soutiens publiques venant de personnalités de droite, du centre et de gauche, à la candidature Macron. Jean Pierre Raffarin, Martine Aubry, Christiane Taubira, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean François Copé, François Hollande…tous appellent à voter Macron. Des consignes de vote qui sonnent comme des soutiens politiques, des ralliements à la candidature de l’ex ministre de l’économie, mais en réalité, surtout une volonté claire de barrer la route à la candidate d’extrême-droite « (..)qui conduirait la France au désastre », selon les mots d’Alain Juppé, Maire de Bordeaux et candidat à la Primaire de la droite et du centre.

Arrivés 4ème et 5ème, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan quant à eux, n’ont donné aucune consigne de vote pour le moment. Ils ont dit attendre que les instances de leur parti se prononcent.

Attention aux surprises de types Trump ou Brexit…

La prochaine quinzaine s’annonce d’ores-et-déjà palpitante. Macron et Le Pen se lancent en opération séduction de l’électorat des candidats malheureux. Le candidat d’En Marche ! qui se veut rassembleur entre la gauche et la droite, craint tout de même qu’une partie importante de l’électorat de gauche ne boycotte sa candidature en s’abstenant de voter. La candidate Front National de son coté, fait face à une « diabolisation » de sa candidature, qui rend improbable l’arrivée de soutien politique. Elle compte néanmoins sur un glissement de l’électorat de droite dans son camp, et sur la fibre nationaliste des électeurs qu’elle veut capitaliser à son avantage.

Le débat télévisé entre les deux candidats annoncé pour le 3 Mai prochain sur TFI et France 2 sera certainement un moment clé de cette élection. Rendez-vous sera pris 4 jours plus tard, au soir du 7 mai, pour découvrir le choix final des français. Avec en tête que, l’élection surprise de Donald Trump et le Brexit nous enseignent que même si Macron part favori, rien n’est joué d’avance.

©Michael BIYA

Étiquettes: