Onglets principaux

International

Gaza : Une cinquantaine de palestiniens tués par des soldats israéliens

Au moins 58 personnes ont été tuées et 2.200 autres blessées ce lundi, 14 mai 2018, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien. Les victimes participaient à des manifestations de protestation contre l’ouverture de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem.
1 lectures aujourd'hui
933 vues
05/15/2018 - 18:26
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Ce lundi, 14 mai 2018 représente la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 à Gaza. Bilan : au moins 58 personnes tuées, et plus de 2000 autres blessées dans de violents affrontements entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, a rapporté lundi soir, l’autorité sanitaire gazaouie.

D'après l'ambassadeur palestinien à l'ONU, huit enfants de moins de 16 ans font partie des victimes. 

Les civils palestiniens avaient entamé des manifestations contre le transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem. Une promesse de campagne de Donald Trump, actée le 6 décembre dernier. Une décision vivement critiquée par l’ONU, qui considère Jérusalem comme un territoire sous occupation israélienne.

L’Union Européenne, la France, le Royaume-Uni, ou encore la Turquie ont exprimé leur désaccord. Considérant que les Etats-Unis jettent de l’huile sur le feu et compromettent le processus de paix entre israéliens et palestiniens.

Lundi donc, en marge de la cérémonie de transfert, des émeutes ont éclaté à la frontière entre les deux territoires. Les manifestants se sont rassemblés en groupes, mettant leur vie en péril, en tentant de s’approcher des barrières de sécurité de la frontière israélienne gardée par l’armée. Lançant au passage des pierres et autres projectiles de fortune en direction des soldats en poste.

En face, les soldats israéliens ont riposté à balles réelles, mais aussi de gaz lacrymogènes. Tuant des dizaines de civils, blessant des centaines d’autres.

Des événements tragiques qui ont suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale. Le gouvernement palestinien a accusé Israël de commettre un « horrible massacre » et annoncé trois jours de deuil dans les Territoires palestiniens. De son côté, le Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahou, estime que les « braves soldats » israéliens ont agi pour la« protection des frontières » de son pays.

Dans la foulée des réactions, le président français Emmanuel Macron a« condamné les violences » à Gaza, tandis que l'Afrique du Sud et la Turquie rappelaient leurs ambassadeurs en Israël.

« La responsabilité de ces morts tragiques repose entièrement sur le Hamas »(autorité palestinienne), a quant à elle, déclarée l’administration Trump, par la voix de son porte-parole adjoint, Raj Shah.

Amnesty International y voit « un autre exemple horrible du recours excessif à la force et de l'usage de balles réelles d'une manière totalement déplorable par l'armée israélienne », a déclaré Philip Luther, un responsable de l’ONG pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord.

Si à l’ONU, on déplore la mort de civils palestiniens exerçant leur droit à manifester pacifiquement, les Etats-Unis ont cependant bloqué, lundi, l’adoption d’un projet de texte réclamant une enquête indépendante sur ces événements tragiques.

Étiquettes: