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Musique : Découvrez le titre « O’bosso » du rappeur Jake Daniel

Le clip officiel du titre « O’bosso » du jeune rappeur camerounais Jake Daniel vient de paraitre. Découvrez une chanson au message engagé sur un rythme dansant qui va certainement plaire aux mélomanes férus d’AfroTrap, mais pas seulement
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12/19/2017 - 17:09
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Par le titre « O’bosso (Njèmènè) », entendez « Allons de l’avant, continuons », une traduction contextuelle de la langue Duala qu’utilise une tribu éponyme du Cameroun. C’est dire que d’entrée de jeu, le jeune rappeur camerounais Jake Daniel présente une chanson qui parle de sa terre, de son pays, et même des quartiers dans lesquels vivent ses frères kmer.

Les premiers vers de sa chanson sont d’ailleurs assez révélateurs de l’orientation donnée au texte : « Me parle pas Bugatti, me parle pas de Gucci, de choses que je connais pas. J’suis pas moi boboh, me parle pas de choses que j’comprends pas », balance le rappeur avec un flow posé, mais énergique. Le ton est donné. En témoigne aussi ces petites allusions, aux chansons populaires telles que « Je suis pas moi boboh » de Nernos, ou encore « ça sort comme ça sort » de Maahlox. Sans doute une façon subtile pour Jake Daniel de faire un clin d’œil à ces autres rappeurs underground qui, comme lui, rappent la rue et e vécu quotidien dans les ghettos de nos cités.

Dans le fond, « O’bosso » se révèle être une véritable chanson engagée. Décriant avec forces quelques-uns des problèmes dont souffrent la jeunesse de notre pays. Morceaux choisis : « Le ngomna [le Gouvernement] veut seulement nous enterrer ; all les days les memes ways, faut espérer, c’est quand ça va cuire qu’ils vont s’agiter », décrivant la situation précaire dans laquelle baigne notre société : « All mes gars du kwat [quartier] sont désespérés, les petits du secto sont dans le "gué" [drogue, stupéfiants], et nos rémés [Mères] ne font que s’inquiéter, à force de cry de cry on est épuisé ! ».

Mais l’artiste engagé qu’il est ne se limite pas à dénoncer. Face à ces turpitudes de la vie « on va faire comment ?» Il faut se battre, résister, et finalement, aller de l’avant : « O’bosso » dit-on en langue Duala. C’est donc aussi une chanson chargée d’un message d’encouragements, d’espoir pour tous ceux qui se battent au quotidien. Mais "qui a dit qu'on ne pouvait pas faire de l'Afro-trap sans parler de c**!?" 

Un message engagé donc, porté par une musique aux sonorités AfroTrap fusionnées avec des rythmes électro-funk et des percussions africaines. Un mélange détonant qui donne à la chanson cette énergie rafraichissante qui invite à secouer la tête ou se déhancher en kiffant les bonnes vibes distillées, tout en scandant ce refrain accrocheur « O’bosso, Njèmènè »…Comme le dit si bien l’auteur, « y’a pas de protocole, y’a qu’à follow le mouvement » !

 

 

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