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« Cameroun-Présidentielles 2018 : Paul Biya entre le marteau et l’enclume ».

C’est le titre d’un article publié le 25juin 2017 par nos confrères d’Actu-Cameroun. Cet article démontre en substance que le Président de la République du Cameroun à la veille des consultations électorales de 2018 est en difficulté pour des raisons liées à de nombreux échecs sur le plan de la...
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06/26/2017 - 15:25
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste

Le journal évoque notamment le ralentissement des projets structurants et l’inertie au sein du gouvernement dont la principale cause est la corruption endémique.

Le moins que l’on puisse dire concernant les enjeux électoraux de 2018, est qu’il ne suffit pas de prendre en compte les seules réalités internes au pays, pour conclure sur une posture électorale difficile du président sortant. C’est d’une intrication des réalités internes et externes au Cameroun, qu’il faut situer le point de départ de toute démarche méthodologique au sujet de l’élection 2018. L’élection à mon sens, est un marché politique. En tant que tel, il y a une offre et une demande. La question est donc de savoir, quelle est l’offre politique du candidat sortant face à la demande sur le plan interne et externe. Le faisant, il faut la comparer aux offres proposées par les autres concurrents à la même compétition électorale. C’est ce travail qui donne une meilleure lisibilité dans les processus électoraux. Il permet de savoir quel candidat est susceptible de remporter une élection. Si les gouvernements Biya depuis plus de trente ans ont fragilisé le candidat naturel du parti au Flambeau Ardent par leur incapabilité à améliorer les conditions de vie des populations comme semble le dire nos confrères de Actu-Cameroun, il est peut-être temps de réaliser que, le Cameroun est gangréné par ce que Montesquieu appelle : « l’esprit publique ». Ce concept est repris par Raymon Aron dans son cours de sciences politiques, sous les termes de « corruption publique ». Ici, l’ensemble du peuple camerounais y compris celui de la diaspora n’échappe pas à la « corruption publique ». Dans ces conditions, quelle sera l’offre politique des candidats à la présidentielle 2018 ? En définitive, un peuple corrompu est un peuple captif du pouvoir financier. La première crainte d’un homme politique, est l’enracinement du peuple souverain aux valeurs morales. Emmanuel Macron est venu au pouvoir, parce que les milieux de pouvoir financier en ont décidé ainsi.La forte abstention observée aux élections législatives du 7juin 2017 en France le confirme dans une large mesure.

                                                                                                                                     ©Tobie-Rodrigue Atangana

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