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Cameroun – Présidentielle 2018 : Joshua Osih tacle ses concurrents

Pour le candidat du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, son seul adversaire à la présidentielle du 07 octobre prochain, c’est le président sortant, Paul Biya. Estimant que certains candidats sont des « purs produits du système actuel ». 
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09/19/2018 - 11:59
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

S’exprimant au micro de RFI, comme « Invité Afrique », ce 19 septembre 2018, Joshua Osih, s’est montré très critique vis-à-vis de certains candidats à la présidentielle du 07 octobre prochain. A la question de savoir si Les candidats Maurice Kamto ou Akere Muna pourraient être de bons leaders de l’opposition s’il venait à être élu président, le Député a fustigé les postures de certains candidats.

« Il y’a des gens en course qui, malheureusement, sont des purs produits du système actuel », a-t-il déclaré. Ajoutant que ces derniers ont « financé leurs positions politiques par rapport aux rentes obtenues dans le système actuel, et osent utiliser l’argent de M. Biya pour combattre M. Biya ».

Implicitement, Joshua Osih évoque les missions accomplies pour le compte de l’Etat lorsqu’ils étaient avocats du Cameroun (Akere Muna et Maurice Kamto) ou encore Ministre Délégué à la Justice de l’actuel régime (Maurice Kamto). Les deux avocats ont notamment contribué, pour le compte de l’Etat, aux négociations pour la rétrocession de la presqu'île de Bakassi, territoire disputé avec le Nigeria voisin.

L’élu local de 49 ans dit privilégier plutôt « une véritable transition générationnelle », au sein de la classe politique camerounaise. Faisant sans doute allusion à des candidats plus jeunes à l’instar de Cabral Libii (39 ans) du Parti Univers, ou encore Serges Espoir Matomba (40 ans) du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (PURS).

En tout état de cause, le candidat du principal parti de l’opposition considère que son seul adversaire dans cette élection est le président sortant, Paul Biya. Une posture qui fragilise davantage l’espoir d’une candidature unique de l’opposition, présentée par plusieurs analystes politiques comme le moyen le plus sûr d’empêcher l’homme du 06 avril 1982 de rempiler pour un septième mandat consécutif, après 36 ans de règne.

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