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Cameroun – Présidentielle 2018 : Un cadre de l’UPC appelle à voter Joshua Osih (SDF)

Patrice Sonha, opposant et militant de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) s’est prononcé le 07 août 2018 à Yaoundé, après la publication de la liste des candidats retenus pour la Présidentielle 2018.
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08/08/2018 - 13:09
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Patrice Sohna regrette amèrement le rejet de la candidature de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), incarnée par Issa Habiba. Ce membre du directoire de l’UPC est convaincu que l’Union des Populations du Cameroun est victime d’une mafia. Il trouve que le système en place veut à tout prix s’accrocher au pouvoir. Sohna soutient le candidat du Social Democratic Front (SDF) à la Présidentielle 2018, Joshua Osih.

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Le bouillant orateur propose que la base militante de l’Union des Populations du Cameroun dans le département du Nyong et Kelle vote Joshua Osih à 100 %. Patrice Sohna pense que la fédération des énergies en faveur d’Osih peut faire du bien à l’opposition camerounaise. Parlant des luttes de leadership en cours au sein de l’UPC, Sohna pointe un doigt accusateur sur le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT).

Patrice Sohna déclare que le MINAT n’a pas le droit d’intervenir dans le fonctionnement du parti de Ruben Um Nyobe. « Ce ministère passe le temps à parrainer les égoïsmes personnels de certains dirigeants de l’Union des Populations du Cameroun. Hier, on a instrumentalisé Victor Onana pour détruire notre parti. Aujourd’hui, c’est Robert Bapooh Lipot qu’on met en vedette pour semer la pagaille dans l’UPC », regrette-t-il.

Patrice Sohna n’a pas sa langue dans la poche. Il y a deux ans, le guerrier bassa a demandé le départ à la retraite du président Paul Biya. Muni de pancartes portant des messages hostiles au locataire du Palais de l’Unité, l’opposant a été interpellé au Boulevard du 20 Mai à Yaoundé. Son initiative lui a valu un séjour dans une cellule du Groupement Mobile d’Intervention. Les autorités n’avaient alors pas hésité à assimiler l’acte de Sohna à « du grand banditisme. »

 

Lucien Embom

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