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Cameroun : Ces personnalités qui quittent le Gouvernement

Ils ont été Directeur du Cabinet Civil de la Présidence, Ministre de la Défense, puis des transports, de l’Energie et de l’Eau, ou encore Secrétaire d’Etat à la Défense. Tous sont des personnalités qui ont perdu leur poste au Gouvernement, suite au réaménagement du Cabinet, par décrets...
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03/03/2018 - 15:57
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Ils ont été Directeur du Cabinet Civil de la Présidence, Ministre de la Défense, puis des transports, de l’Energie et de l’Eau, ou encore Secrétaire d’Etat à la Défense. Tous sont des personnalités qui ont perdu leur poste au Gouvernement, suite au réaménagement du Cabinet, par décrets présidentiels ce vendredi 02 mars 2018.

Edgard Alain Mebe Ngo’o

Celui qui était jusqu’à ce vendredi Ministre des Transports vient d’être limogé par Paul Biya, dont on le dit très proche. Le natif de Sangmélima, dans la Région du Sud, aura, jusqu’ici, connu plusieurs postes importants de responsabilités au sein de l’appareil d’Etat. Tour à tour, préfet, directeur du cabinet civil de la présidence de la République, puis, très respecté délégué général à la Sûreté nationale, jusqu’en 2009.

Par la suite, Edgard Alain Mebe Ngo’o devient le tout puissant Ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense entre 2009-2015. Puis, A la faveur du Réaménagement ministériel du 02 Octobre 2015, il est muté au poste – moins prestigieux – de ministre des Transports. Une nomination que les observateurs analyseront alors comme un sérieux coup de frein mis à l’ascension politique de cet homme à poigne et au charisme affirmé. Sa récente sortie du nouveau Gouvernement n’en est pas moins interprétée comme une déchéance. Mais qui qui saurait dire ce que son mentor, Paul Biya, lui réserve ?  

En tout état de cause, son bilan aux Transports est assez mitigé. La gestion complexe de la compagnie aérienne Camair-Co, endettée, et dont la relance a été difficile. La recrudescence des accidents mortels sur les routes nationales, ou encore la gestion calamiteuse de la catastrophe ferroviaire d’Eseka en 2016, n’ont pas joué en sa faveur.

Martin Belinga Eboutou

L’opinion publique l’a souvent perçu comme l’homme qui chuchotait à l’oreille de Paul Biya. Proche collaborateur parmi les plus proches, Martin Belinga Eboutou, occupait jusqu’alors le très convoité poste de Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République. Près de dix années passées à ce poste (2009 – 2018), lui auront permis de donner à cette fonction, un prestige sans précédent au sein de l’appareil d’Etat.

Camarade de classe de Paul Biya au Petit Séminaire d’Edéa et d’Akono, ce proche du Chef de l’Etat a la réputation de faciliter l’accès au Président, et, pourquoi pas, de permettre d’obtenir des postes çà et là. En tout cas, on assure que ce diplomate de carrière sert de lien entre le Président et ses courtisans. Auparavant, il a notamment été directeur du protocole d'État à la Présidence de la République de 1989 à 1997, et Directeur du cabinet civil de septembre 1996 à décembre 1997, avant de rempiler en 2009. Aujourd’hui out, le président a sans doute voulu accorder à son fidèle collaborateur, 78 ans, une retraite méritée. Mais, sait-on jamais, le diplomate pourrait rebondir bien assez tôt…

Jean Baptiste Bokam

Le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie fait lui aussi partie des caciques du régime écarté à la faveur du remaniement ministériel de ce vendredi, 02 mars 2018. Discret et réservé, il a fait sa place au sein de l’administration, puis du Gouvernement.

Originaire de la Région de l’Est, Jean Baptiste Bokam intègre l’administration en 1976 comme attaché de direction à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS). Deux ans plus tard, en 1978, il obtient une bourse d’études, et s’envole poursuivre ses études de sciences économiques, option économie sociale, à l’université Jean Moulin de Lyon. Il y décroche un DES de Sécurité Sociale et d’un DEA en Sciences économiques.

De retour au Cameroun en 1980, il est tour à tour, Chef du Service Comptable (1980 – 1981), Directeur Adjoint du Recouvrement (1982 – 1984) et responsable de la Brigade d’Inspection et de Contrôle (février 1984 – mai 1988).

Dès 1988, Jean Baptiste Bokam est nommé au sein du Gouvernement comme Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale, jusqu’en 1992. Puis, Ministre des travaux Publics et des transports (9 avril – 27novembre 1992), et Ministre des Travaux publics (27 novembre 1992 – 7 décembre 1997). 

A la faveur d’un décret présidentiel le 22 septembre 2006, il est nommé Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie. Un poste qu’il vient donc de voir lui échapper.

Basile Atangana Kouna

Lui, c’est peut-être le ministre des frustrations sociales des populations camerounaises, - malgré lui ? – Et il en paye sans doute le prix par son éviction du Gouvernement. Ministre de l’Energie et de l’Eau, il est l’objet de moult critiques de la part des populations, qui le tiennent pour responsable de la fourniture insuffisante de l’électricité et de l’eau potable.

Avant sa nomination comme Ministre de l’Energie et de l’Eau en 2011, Basile Atangana Kouna a occupé entre 2006 et la fonction de Directeur Général de la CAMWATER, la société nationale chargée de la distribution de l’eau potable.

Le 17 février 2017, ce natif de Mbalelon I, dans la région du Centre se retrouve au cœur du scandale tribal baptisé « la liste de la honte ». La polémique nait du fait qu’il ait signé une liste additive d'admis pour la formation de techniciens et d'ingénieurs pour un projet national d'électrification par système solaire photovoltaïque, constituée personnes originaires de sa région, et pour moitié, de son département d’origine.

 

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