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Cameroun : Messanga Nyamding dénonce les « serviteurs infidèles » de Paul Biya

L’enseignant de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) pense que certains collaborateurs du chef de l’Etat, doivent être virés pour incompétence.
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05/22/2018 - 17:47
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

D’après le bouillant professeur, le président Paul Biya est mal entouré. « Depuis le déclenchement de la crise dans les régions anglophones, toutes les actions menées pour ramener la paix ont échoué... », regrette Pascal Messanga Nyamding. L’universitaire camerounais précise que l’échec dans la résolution de la crise est lié à la maladresse et surtout à la mauvaise foi de bon nombre de proches collaborateurs du magistrat suprême.

Ces derniers continuent de tergiverser au lieu de prendre le taureau par les cornes. De l’avis de Messanga Nyamding, nombre de dignitaires du régime pensent plus à leurs privilèges qu’aux intérêts de la Nation camerounaise. Le tribun de renom les soupçonne même de faire le jeu de l’ennemi. « A l’aube de la crise anglophone, de hauts dirigeants de la République ont déclaré que les tensions étaient dues à quelques agitateurs…, » explique le professeur Nyamding.

« Ils ont prédit un retour rapide à la normale…, » poursuit le natif de Yabassi. Pour Sa Majesté Messanga Nyamding, le président camerounais est otage de personnes hypocrites qui convoitent sa place. De l’avis du politologue, la plupart de gouvernants passés maîtres dans l’art de citer le chef de l’Etat dans leurs interventions, sont des serviteurs infidèles. Pascal Messanga Nyamding en a notamment après le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary.

« Quelques jours avant la sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis, je me suis longuement entretenu avec le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary. Je lui ai fait part de l’attaque que nos amis américains préparaient contre le régime du Renouveau. On a évoqué un certain nombre de pistes qui pouvaient nous aider à briser l’assaut. Malheureusement, rien n’a été fait…, » relève le Professeur.

Lucien Embom

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