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Cameroun : Qui est Akere Muna, le candidat à la succession de Paul Biya ?

Me Akere Muna est un avocat à la renommée internationale.  Ancien bâtonnier du Cameroun et vice-président d’Amnesty International, il est actuellement le président du Conseil international de la lutte contre la corruption 
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10/09/2017 - 18:14
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Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

Né en 1952 dans Ngyen-Mbo, un village de la Région du nord-ouest du Cameroun, Akere Tabeng Muna mène ses études primaires et secondaires au Cameroun, avant de les poursuivre aux Etats-Unis et en Angleterre. Il y suit une formation d’avocat et, en 1978, il est admis au barreau Anglais. La même année, il retourne au Cameroun ou son père, Salomon Tandeng Muna, occupe une place de premier plan dans la sphère politique nationale. En effet, son père fut l’un des artisans de la Réunification des Cameroun anglophone et francophone, au lendemain de la décolonisation. « Mon père a été parmi les pionniers de la réunification de la République fédérale (…), j’assume son héritage sans regrets », confie-t-il.

Interrogé en Décembre 2008 par Georges Dougueli pour Jeune Afrique, sur d’éventuelles ambitions politiciennes, Akere Muna répondait à demi-mots. « Dans la société africaine, lorsque votre père a été griot, vous avez une inclination naturelle à devenir griot », lançait-il malignement. En clair, « Si une voie m’est ouverte, je ne m’interdirai pas de servir mon pays », poursuivait-il.

Cet avocat de formation jouit d’une riche carrière tant au plan national qu’international. Il a bâti sa réputation et son expérience en menant des combats contre la corruption et la mal gouvernance. En 1984, il constitue avec son frère ainé Bernard Muna, lui aussi avocat, le cabinet Muna, Muna & Associates, l’un des plus anciens et plus puissants du pays. En 1997, il est élu bâtonnier du barreau du Cameroun, ou il exercera deux mandats. En 2000, cet avocat anti-corruption fonde et préside la branche camerounaise de l’ONG Transparency International. Quatre ans plus tard, il est admis au Conseil d’Administration de l’ONG, avant d’en assurer la vice-présidence quelques temps plus tard.

Au niveau international, il a été le premier président élu du Conseil Economique, Social et Culturel de l’Union Africaine entre 2008 et 2012. Il a également présidé l’Union Panafricaine des Avocats. Le désormais candidat à l’élection présidentielle prévue en 2018 est actuellement président du Conseil International de lutte contre la corruption ; Officier aux sanctions à la Banque Africaine de Développement ; membre du groupe de haut niveau de l’Union Africaine sur les flux financiers et illicites en provenance d’Afrique ; et président du Comité de vérification de l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF).

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