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Ce qu’on appelle abusivement problème anglophone au Cameroun.

 Le président Paul Biya a le devoir de laisser à la postérité une coexistence pacifique des différentes entités socioculturelles qui composent le pays. 
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12/08/2016 - 10:24
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste
Ce qu’on appelle abusivement problème anglophone au Cameroun.Ce qu’on appelle abusivement problème anglophone au Cameroun.

Il n’y a pas de problème anglophone au Cameroun. Ce qu’on identifie en ces termes polémiques, est en réalité une rupture du consensus politique formalisé lors de la conférence de Foumban dont le contenu prévoyait un faisceau de mécanismes juridiques, en même de déboucher sur le vivre ensemble.

Ces mécanismes reposaient schématiquement, sur le concept de la fédération que consacra suivant la science constitutionnelle, la deuxième république du Cameroun. On parla alors de la réunification. C’était en 1961. C’est donc cette rupture du consensus politique dénoncée en 1970 par John Nghu Foncha lorsqu’il démissionna, qu’il est intéressant de réexaminer pour tenter de trouver des solutions durables à cette question qu’on semble éluder sous les formes de problème anglophone.

Les motifs de la démission de John Nghu Foncha alors vice-président du Cameroun étaient clairs : « Ahmadou Ahidjo a trahi l’esprit des accords de Foumban ». En effet dès 1966, le président de la république Ahmadou Ahidjo, avait engagé le pays dans une série de mesures visant la mise en œuvre d’un dispositif politique de monopole et de contrôle du pour politique tout à fait contraire à l’esprit des accords de Foumban. Le président de la république actuelle c’est-à-dire M. Biya, n’a fait que consolider ce dispositif, plutôt que de l’émasculer. On comprend donc la résurgence des tensions qui existaient déjà dans la période des tutelles françaises et anglaises au Cameroun. Le président Paul Biya a le devoir de laisser à la postérité une coexistence

Rodrigue-Tobie Atangana

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