Onglets principaux

Politique

Crise anglophone : L’Assemblée Nationale condamne les velléités sécessionnistes

Réunis autour du Président de l’Assemblée Nationale ce mardi 26 Septembre 2017, les députés camerounais ont condamné la tentative de partition du pays et les violences dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
0 lectures aujourd'hui
1,484 vues
09/27/2017 - 12:18
0
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

La position de la représentation nationale se faisait attendre dans la crise dite « anglophone ». Réuni ce mardi 26 Septembre autour du Président de l’Assemblée Nationale (PAN), le Bureau de la chambre a vivement condamné les violences survenues vendredi dernier à Bamenda, Kumba, Buea, Kumbo ou encore Mutenguene. La réunion convoquée par le PAN s’est tenue à huis-clos, avec la participation non seulement des membres du Bureau de la chambre, mais elle a été élargie aux députés porte-paroles des partis politiques non représentés au Bureau de l’Assemblée nationale et ceux, élus RDPC des régions du Nord-Ouest ainsi que du Sud-Ouest.

Au terme des discussions, le PAN a signé un communiqué au nom des élus de la Nation. « Les participants à la réunion élargie du Bureau de l’Assemblée nationale, à l’unanimité, déplorent et condamnent avec la dernière énergie les actes de violence et de vandalisme perpétrés dans les villes régionales ci-dessus désignées ; dénoncent la tentative de partition du Cameroun telle que projetée pour le 1er octobre 2017 », a fait savoir Cavaye Yeguié Djibril.

L’Assemblée Nationale se prononce donc clairement contre les velléités sécessionnistes des membres du Southern Cameroon National Council. Ceux-ci projettent en effet de proclamer, le 1er Octobre prochain, l’indépendance des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sous la bannière de l’Ambazonie. Un projet auquel s’oppose fermement les autorités et la majeure partie de la classe politique. Mais en face, l’organisation classée "terroriste" et interdite répond par la violence et les actes de vandalismes et la désobéissance civile.

Au demeurant, les parlementaires ont recommandé fermeté et rigueur au Gouvernement face à ces activistes, voire terroristes, en lui demandant de prendre ses responsabilités. Ceci « afin que leurs actes soient sévèrement punis conformément à la loi ». En meme temps qu'ils « lancent un appel au dialogue, à la retenue et au bon sens », conclut le communiqué. 

 

Étiquettes: