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La coupure d’internet à Bamenda et Buea au Cameroun est-elle une violation des droits de l’homme ?

L’Etat du Cameroun dans le processus de recherche des solutions à la crise socio-politique qui frappe de plein fouet les villes de Bamenda et Buea de culture anglophone respectivement, a suspendu la connexion internet au nord-ouest et au sud-ouest du pays.
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01/25/2017 - 10:16
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Tobie-Rodrigue Atangana
Journaliste
La coupure d’internet à Bamenda et Buea au Cameroun est-elle une violation des droits de l’homme ?

Cette mesure dure déjà plusieurs jours et certaines opinions crient à une violation des droits de l’homme. Toutes proportions gardées, la coupure d’internet dans les villes camerounaises de culture anglophone, peut-être perçue comme une violation des droits de l’homme selon qu’on est proche ou membre des personnes dissidentes et acteurs de la paralysie de ces deux villes. De ce point de vue, l’évocation de la violation des droits de l’homme prend le sens d’un instrument de dissuasion, plutôt qu’une alerte sur un fait ressenti comme un véritable malaise. Ici la notion de droit de l’homme est instrumentée pour un intérêt particulier. A contrario, la décision de l’Etat camerounais de suspendre le service internet dans les régions anglophones pourrait être en porte à faux avec les droits de l’homme, si le contexte actuel de non droit voulu par les dissidents n’avait pas été établi. Refuser, cesser ou empêcher toute activité civile, correspond à une rupture pure et simple du pacte social garant du respect des droits et libertés publiques. L’Etat du Cameroun a l’obligation de rétablir l’ordre.      

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